Hommage à Jeannine Larcher Lalande de Sudbury
Radio-Canada a appris cette semaine le décès de Mme Jeannine Larcher Lalande de Sudbury. Elle avait 91 ans. Mme Lalande était une femme dévouée à sa communauté. Elle a travaillé pendant 33 ans comme infirmière de l’Ordre de Victoria et a été présidente du Festival de bleuets de Sudbury. Elle s’est également illustrée comme l’historienne de son quartier, le Moulin à fleur de Sudbury. Elle gardait précieusement les histoires et les souvenirs de ses voisins. « C’était vraiment une passion pour elle de garder ces documents, les archives. » Mme Sbrega décrit sa mère comme une femme qui a toujours été intéressée par Les archives de Mme Lalande ont d’ailleurs servi au travail de recherche en préparation du livre Le Moulin-À-Fleur de Sudbury : Quartier ouvrier, territoire canadien-français de Serge Dupuis et Normand Carrey. L’ouvrage a été lancé le mois dernier au Salon du livre du Grand Sudbury. L’historien Serge Dupuis se souvient qu’il a rencontré Jeannine Larcher Lalande au début du processus de l’écriture de son livre. M. Dupuis explique que le travail d’archivage de Mme Lalande remonte au Festival du bleuet d’il y a à peu près 30 ans à Sudbury. « Petit à petit sans le savoir, elle a rempli son sous-sol de boîtes d’archives où elle les classifiait en ordre alphabétique. Quand on a découvert ça, on s’est dit que c’est un outil formidable. » Gisèle Lalande Sbrega se souvient que sa mère a pu feuilleter une copie de l’ouvrage de Serge Dupuis et Normand Carrey.C’était une femme avec une grande sensibilité qui voulait que les informations soient partagées avec les autres
, se souvient sa fille, Gisèle Lalande Sbrega.l’histoire de son quartier et la francophonie
.On nous avait fortement conseillé de rencontrer Mme Lalande. On nous disait que c’est l’historienne du quartier, c’est la mémoire du quartier
, déclare-t-il.Elle avait recueilli des recettes familiales entourant le bleuet et s’est rendu compte qu’il y avait des histoires de ces recettes-là. Elle a commencé à recueillir des informations sur chacune des familles et spontanément les gens ont commencé à lui envoyer des informations, des photos, des coupures de presse, même des récits manuscrits sur l’histoire de leur famille, leur migration vers Sudbury
, ajoute-t-il.Elle avait des informations tellement riches, inédites
, souligne M. Dupuis.On savait combien elle était passionnée de l’histoire du quartier le Moulin à fleur.[…]On était tellement contents pour elle
, déclare-t-elle.
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