Tarifs : des premiers ministres et gouverneurs réclament un retour à la normale
Les premiers ministres et gouverneurs d’États de l’est du Canada et des États-Unis ont les yeux rivés vers le Sommet du G7 où ils espèrent que le Canada et les États-Unis parviendront à une entente. Tous appellent à un retour à la normale des relations canado-américaines. Une réunion s’est tenue lundi à Boston entre les dirigeants des États du Massachusetts, du Maine, de New York, du Rhode Island et du Vermont, ainsi que des provinces de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador. Le premier ministre du Québec a été invité, mais a envoyé un représentant, soit le ministre délégué à l’Économie. Les États du Connecticut et du New Hampshire ont aussi choisi d'envoyer des délégués. Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, est clair. Si les deux pays veulent continuer à entretenir d'étroites relations économiques, Ce à quoi le gouvernement canadien a répliqué en imposant des contre-tarifs sur un certain nombre de produits américains. Le Sommet du G7 se déroule actuellement en Alberta, rassemblant sept pays parmi les plus grandes puissances économiques mondiales. Le président américain et le premier ministre canadien ont pu discuter de la guerre tarifaire avant l’ouverture de l’événement. Le premier ministre ontarien, Doug Ford. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui Il ajoute que les tarifs réciproques ont des conséquences désastreuses, en termes d’approvisionnement, d’investissements et de pertes d’emplois, surtout aux États-Unis. Le but de cette rencontre était de démontrer les liens étroits entre les provinces et États de l’Est dans plusieurs secteurs, tels que l’énergie, le tourisme, la main-d'œuvre, la recherche, par exemple. Cette réunion a été initiée par la gouverneure du Massachusetts, Maura Healey. Un message d’unité face aux tarifs douaniers était au cœur des discussions Massachusetts State House, au centre-ville de Boston. C'est à cet endroit que plusieurs premiers ministres et gouverneurs d'États se sont rencontrés lundi. Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano Elle dit comprendre l'inquiétude des Canadiens à se rendre aux États-Unis, mais qu’il est important de montrer aux yeux de tous que les États de l’Est du pays sont prêts à les accueillir. Cette réticence des touristes canadiens envers les États-Unis est problématique dans certains États. Selon la gouverneure du Massachusetts, les réservations d’hôtels par des Canadiens sont en baisse de 45 % au Vermont et dans l’État de New York. Depuis quelques mois, le Canada tente par tous les moyens de diversifier ses marchés, dans le but de réduire sa dépendance avec son plus grand partenaire économique. Les provinces s’affairent à réduire les barrières commerciales pour favoriser le commerce et la mobilité de la main-d’œuvre. Susan Holt, première ministre du Nouveau-Brunswick, arrive à la conférence de presse de la réunion des premiers ministres et gouverneurs de l'Est à Boston. Photo : Radio-Canada / Frédéric Cammarano Un ton qui détonne en quelque sorte de celui émanant de cette réunion à Boston où les dirigeants ont insisté sur le fait que la collaboration entre les États et provinces de l’Est se doit d’être maintenue et même renforcée. Les relations sont remises en question par le leadership et nous devons revenir à la normale, ce que nous voulons tous, ce sont des liens normaux et renforcés. Doug Ford a réitéré l’importance d’en arriver à un accord pour mettre un frein à ces tarifs réciproques, qui affectent les chaînes d’approvisionnement interreliées entre les deux pays. Mais au-delà, une entente est cruciale pour ensuite faire face à la menace commerciale que représente la Chine. Pendant que ces deux pays tentent de régler leur guerre commerciale, la Chine s’affaire à construire des réacteurs modulaires et à renforcer son approvisionnement en minéraux critiques, affirme Doug Ford. Susan Holt partage son avis. Il est urgent d’agir, dit Ford
nous avons besoin d’une entente
pour mettre fin à la guerre commerciale qui oppose les deux pays depuis que Donald Trump a décidé d'imposer des tarifs sur les produits en provenance du Canada. 
Je ne peux qu’insister sur l'urgence pour le premier ministre Carney et le président Trump de conclure une forme d'accord afin d'apporter des certitudes à la population
, a-t-il dit.Des discussions, mais rien de concret
importantes
, dit-elle, sans que cette rencontre ne permette de conclure de nouvelles ententes concrètes.Les tarifs réciproques perturbent déjà notre chaîne d’approvisionnement
, a-t-elle lancé, en affirmant qu’il était impératif pour les dirigeants de poursuivre leurs partenariats, malgré les perturbations qu’engendre la guerre tarifaire.
Cette relation entre nos alliés et amis canadiens est définitivement affectée et nous voulons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour envoyer ce message, que dans le Nord-Est, nous nous engageons à maintenir ces liens importants.
Des relations à conserver, mais à améliorer

Nous avons discuté de comment améliorer nos partenariats, nous voulons tous revenir à des relations normales entre le Canada et les États-Unis, qui sont les meilleurs amis et les meilleurs voisins, et qui travaillent dans l'intérêt mutuel de nos sociétés
, a déclaré la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt. La Chine, l’ennemi commun
Nous devons surmonter cette épreuve, nous sommes plus forts ensemble. Et nous devons garder un œil sur la Chine.
La menace de la Chine est bien réelle.
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