Journée nationale des peuples autochtones : Un restaurant inauguré au cœur de Cacouna
La Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk a profité de la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin, pour lancer sa saison touristique. C'était aussi l'occasion d'inaugurer un tout nouveau restaurant au cœur de Cacouna, tout près de Rivière-du-Loup, où les saveurs traditionnelles autochtones sont à l'honneur. C'est le branle-bas dans la cuisine du Maqahamok en ce jour d'ouverture. Cela signifie Le chef et copropriétaire de Maqahamok, Maxime Lizotte, espère que le public sera au rendez-vous cet été.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger Celui-ci compte mettre de l'avant des ingrédients traditionnels comme le maïs, le sirop d'érable et les poissons. Loin d'être puriste, il propose une cuisine fusion inspirée de partout dans le monde, mais en utilisant des méthodes ancestrales. Donc, cuisson par le feu, séchage, fumage, ça prend beaucoup de place dans ma cuisine. Ce sont les terres ancestrales de la communauté Wolastoqiyik Wahsipekuk qui inspirent chaque plat de la carte. Tout ce territoire-là se retrouve un peu dans l'assiette puis c'est un peu un hommage à un territoire qui autrefois était le nôtre. Quelques mètres plus à l'est, un ancien de la communauté parle aux touristes du rituel de purification à la sauge. Pierre Morais partage avec une passion contagieuse l'histoire de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk. Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger C'est aussi en cette Journée nationale des peuples autochtones qu'est lancée la saison touristique. À compter d'aujourd'hui, la Première Nation accueille les touristes pour une deuxième année sur sa plateforme d'observation des bélugas. D'après un reportage de Lisa-Marie Bélangerrassemblement
en langue wolastoqey, et c'est justement ce que veut créer le chef du nouvel établissement.On va avoir autant de nourriture plus accessible, de la nourriture un peu plus recherchée. Donc on s'amuse un petit peu à être dans la dualité, entre les deux
, affirme le chef et copropriétaire, Maxime Lizotte. 
J’identifie souvent la cuisine autochtone sous quatre piliers, soit les ingrédients et techniques traditionnels et ancestraux
, explique Maxime Lizotte.Après ça, il y a une espèce d'hommage philosophique, le respect de la terre mère. On travaille beaucoup avec les producteurs de la région, en circuit court énormément. Le bio quand c'est possible. On a également des vins bio
, note M. Lizotte.Cultiver ce lien avec la population québécoise
Il y a un retour du balancier vers nous, il y a un intérêt puis une sympathie naturelle pour nous. Les gens... ça paraît dans les gens qu'on rencontre, les gens qui nous parlent. Ils s'inquiètent, ils veulent savoir l'histoire
, estime le membre de la première nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Pierre Morais.
On fait des tentatives pour retrouver notre territoire, pour construire des choses et perpétuer la langue. Aujourd’hui est un bel exemple, parce que ce sont des artisans principalement autochtones, mais aussi malécites qui sont là
, affirme Pierre Morais.Il y a un gros développement. C'est le but. On veut que les gens nous connaissent parce qu'on n'entend pas parler de la 11e nation ... c'est nous, les Malécites
, affirme l’agente à la culture de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk, Marie-Élaine Dumais.
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