Un projet d’art public pour souligner les 100 ans du rehaussement du lac Saint-Jean
L’artiste Simon Emond souhaite créer un projet d’art public pour souligner le centenaire du rehaussement du niveau du lac Saint-Jean l'an prochain. Si tout se concrétise, l’œuvre devrait être complétée d’ici l’été 2026. L’idée de Simon Emond est de concevoir une œuvre phosphorescente installée dans l’eau, afin de recréer la scène du 24 juin 1926, où les vannes du barrage Isle-Maligne ont été fermées pour la première fois. C’est à ce moment que certaines terres autour du lac Saint-Jean ont tranquillement commencé à disparaître sous l'eau. Simon Emond est un artiste et un photographe. Photo : Radio-Canada / Alexis Desnoyers-Muckle L’endroit convoité par l’artiste se situe dans un secteur isolé du parc national de la Pointe-Taillon Le secteur Camp-de-Touage-Les-Îles du parc national de la Pointe-Taillon. (Photo d'archives) Photo : SÉPAQ Pour que son œuvre voie le jour, un budget d'un million de dollars serait nécessaire. L’artiste a donc soumis son projet à plusieurs municipalités situées à proximité du parc. Certaines ont déjà confirmé leur soutien financier, mais aucun montant précis n’a encore été annoncé. C’est en juin 1926 que la construction de la centrale hydroélectrique d’Isle-Maligne à Alma a débuté. Pour ériger ce vaste complexe et en permettre l’exploitation, le niveau du lac Saint-Jean a été rehaussé de façon permanente. Danny Coté est un spécialiste de l'histoire du lac Saint-Jean. Photo : Radio-Canada / Alexis Desnoyers-Muckle Pour soutenir la réalisation de ce projet artistique, une campagne de sociofinancement a été lancée. Au moment d’écrire ces lignes, près de 4 000 dollars ont été amassés.Il y avait un village qui s’appelait Bienheureuse-Jeanne-d’Arc, qui était situé sur l’actuel parc de la Pointe-Taillon. Puis, comme c’était un village où les terres étaient particulièrement basses, il a été très affecté par la remontée des eaux, ce qui fait que, quelques années plus tard, les résidents ont dû s'exproprier sans dédommagement pour la plupart
, illustre le photographe et artiste Simon Emond.
Un projet d’envergure
où il n’y a pas vraiment de camping ni de gens autour. Le but, c’est que les visiteurs puissent se retrouver seuls avec l'œuvre, pour vraiment commémorer [les événements]
, explique Simon Emond.
Un retour dans le passé
On a construit la centrale et les barrages pour stabiliser le niveau du lac Saint-Jean, ce qui a permis de produire de l’électricité. Plusieurs entreprises se sont ainsi établies dans la région. Mais en haussant le niveau du lac, on a inondé de nombreuses terres basses situées à proximité. De nombreuses personnes ont donc perdu leurs terres agricoles, voire leur domaine au complet
, explique l’historien Danny Coté.
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