« Tout au long de l’année, les locataires sont sous pression »
Une famille forcée de se séparer dans deux appartements pour loger tout le monde, une femme contrainte de louer un logement plus cher que ce qu’elle gagne mensuellement : des histoires déchirantes, les membres du Comité logement de Rosemont n’en apprennent pas que le 1er juillet. En cette veille de jour du déménagement dans la Belle Province, au moins 278 ménages sont toujours à la recherche d’un logement à Montréal, selon les plus récentes données de la Société d’habitation du Québec. En tout, dans la province près de 2000 personnes ont demandé de l'aide pour trouver un logement, une augmentation de 17 % par rapport à l'année dernière. Mais parmi les gens qui ont trouvé un toit avant la date fatidique, ceux qui sont contraints de se loger dans des appartements trop petits, trop chers ou carrément insalubres sont de plus en plus nombreux, indique M. Duplessis-Lalonde. Le nœud du problème, selon lui, est le manque criant de logements sociaux et communautaires. Dans le quartier Rosemont seulement, 1000 ménages en recherchent un et la situation n’est pas près de se résorber : Les Montréalais de la classe moyenne La flambée du prix des loyers, la rareté des logements abordables et la hausse du coût de la vie mettent à mal les capacités financières de milliers de locataires qui doivent consacrer une part sans cesse croissante de leurs revenus au logement. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes Aux comités de logement de partout dans la province, le téléphone n'arrête jamais vraiment de sonner devant l'ampleur de la crise. Les locataires, croit-il, sont beaucoup plus conscientisés à la crise du logement qu’ils l’étaient il y a quelques années. Maintenant, En mars dernier, moment où beaucoup de locataires ont reçu leur avis d’augmentation de loyer, les comités de logement ont accompagné bien des gens Une situation, selon Émile Boucher, qui a tout à voir avec l’estimation record du Tribunal administratif du logement qui place à 5,9 % l’augmentation moyenne des loyers au Québec en 2025. Auparavant, les conseillers des comités logement pouvaient aider les locataires à contester des hausses abusives de loyer. Cette année, ils Entre 2019 et 2025 dans le Grand Montréal, le loyer moyen pour un appartement de deux chambres a augmenté de 71 %, selon des données de Statistique Canada. Les locataires ont aussi été beaucoup plus nombreux à signaler que leur propriétaire reprenait leur logement, un symptôme du moratoire sur les évictions imposé par le gouvernement Legault, note encore M. Boucher. La reprise de logement est une façon de contourner cette mesure, estime-t-il. Pour sortir de la crise, Luc Rabouin a succédé à Valérie Plante à la tête de Projet Montréal. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers En cette veille du 1er juillet, 35 ménages montréalais sont logés temporairement dans des hôtels, a-t-il souligné. En vue des élections municipales, il s’est engagé à débloquer un fonds de 100 millions de dollars qui pourrait être mis en garantie pour aider les OBNL à financer l’acquisition de logements. Cette mesure permettrait de sortir de 4000 à 5000 logements du marché spéculatif, a-t-il estimé. Le directeur habitation de l’organisme Vivre en ville, Adam Mongrain, a pour sa part salué cette proposition, mais a indiqué que Une solution clé, selon lui, serait d’offrir un crédit d’impôt aux particuliers qui vendent leur propriété à un organisme ou à une ville. Présentement, les organismes et les gouvernements achètent des immeubles à fort prix, a-t-il expliqué, et se retrouvent avec un montage financier déficitaire, qu’il faut combler avec des subventions. Avec les informations d'Audrey NeveuLa crise du logement, on la voit à longueur d’année
, lance l’organisateur communautaire Arnaud Duplessis-Lalonde.Il n’y a pas de logement qui se libère et les projets sont livrés au compte-gouttes
, indique Arnaud Duplessis-Lalonde.sont de plus en plus nombreux à mettre 50 % de leur budget pour se loger
, croit-il.
Tout au long de l’année, les locataires sont sous pression
, remarque pour sa part Émile Boucher, chargé de projet au Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).les gens s’y prennent d’avance, parfois un an d’avance, pour trouver leur prochain logement, ce qui les plonge dans une situation d’anxiété toute l’année
.qui avaient le sentiment que quelque chose ne fonctionnait pas
.n’avaient d’autre choix que de leur dire qu’ils devaient accepter leur augmentation, même si elle était de plus de 6 %
, déplore Émile Boucher.100 millions en garantie
un investissement massif dans le logement social
est nécessaire, estime Arnaud Duplessis-Lalonde. Des OBNL et la Ville de Montréal doivent aussi acquérir le plus de logements possible afin de les sortir du marché spéculatif, ajoute-t-il.Il y a de plus en plus de gens pour qui se trouver un loyer à un prix réaliste est impossible
, a reconnu le chef de Projet Montréal Luc Rabouin, qui briguera la mairie de Montréal à l’automne. Avec les augmentations de loyer, on avait des logements abordables qui ne sont plus abordables
, a-t-il ajouté en point de presse lundi.
Ça va coûter quelque chose à la Ville juste si un organisme a de la difficulté à rembourser son prêt, ce qui n’arrive à peu près jamais dans le logement social et communautaire
, a-t-il expliqué.ce n’est pas une mesure adéquate pour répondre à l’ampleur de la crise
.Le prix de vente de ces immeubles serait ainsi en deçà de ce qu’on peut avoir sur le marché privé.
Si on est capable de réduire le coût d’acquisition au moment où la Ville ou l’OBNL fait l’achat, on aura des immeubles protégés qui seront en meilleure santé financière.
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