« Je n’étais pas présente » : Leylah Annie Fernandez s’arrête au 2e tour à Wimbledon
Le parcours de Leylah Annie Fernandez en simple sur le gazon de Wimbledon s'est arrêté net au deuxième tour, mercredi. Victorieuse lundi au premier tour de la jeune Britannique de 16 ans Hannah Klugman, la Lavalloise de 22 ans, 38e raquette mondiale, a été à court de solutions face à l'Allemande de 37 ans Laura Siegemund, classée 104e, pour finalement s'incliner en deux manches de 6-2 et 6-3 en 1 h 42 min. Fernandez a notamment été incapable de convertir une balle de bris au cinquième jeu de la deuxième manche, puis a vu son adversaire réussir le bris au jeu suivant. Elle a éprouvé des difficultés au service tout au long du match. Elle n'a notamment mis en jeu que 55 % de ses premières balles et n'a remporté que 53 % des points en ces circonstances. Elle a aussi commis quatre doubles fautes, n'a réussi aucun as et n'est parvenue à convertir aucune de ses trois balles de bris. La Québécoise tentait d'accéder au troisième tour du tournoi londonien pour la première fois de sa carrière. Fernandez croit-elle avoir besoin d'une pause pour retrouver un peu d'énergie? À Londres, Fernandez est inscrite en double avec la Néo-Zélandaise Lulu Sun. Elles doivent affronter jeudi, au premier tour, les 6es têtes de série, l'Américaine Asia Muhammad et la Néerlandaise Demi Schuurs. De son côté, la Canadienne Gabriela Dabrowski et sa partenaire Erin Routliffe, de la Nouvelle-Zélande, 2es favorites, ont remporté 6-1 et 6-4 leur duel de premier tour face aux Chinoises Wang Xinyu et Zheng Saisai. L'autre Canadienne en lice en simple à l'All England Club, l'Ontarienne Victoria Mboko, 97e joueuse mondiale, doit se mesurer à l'Américaine Hailey Baptiste, 55e à la WTA, jeudi au deuxième tour. La no 5 mondiale Jasmine Paolini, finaliste sortante, a été éliminée dès le deuxième tour mercredi par la Russe Kamilla Rakhimova, 62e à la WTA, en trois manches.
L'Italienne de 29 ans, battue 4-6, 6-4, 6-4, rejoint Coco Gauff (2e), Jessica Pegula (3e), Zheng Qinwen (no 6) et Paula Badosa (no 9), les quatre autres membres du top 10 éliminées de manière précoce sur le gazon de Londres. Au premier tour, Paolini avait cédé la première manche avant de redresser la barre contre la la Lettone Anastasija Sevastova, ex-no 11 redescendue au 402e rang.
Mercredi, l'inverse s'est produit : Paolini a pris les commandes avant de perdre deux manches d'affilée. Elle a écarté trois balles de match, mais pas la quatrième.
Son adversaire de 23 ans, éliminée l'année dernière au premier tour pour sa première apparition à Wimbledon, n'avait jamais battu une membre du top 10 mondial en sept tentatives précédentes.
Au troisième tour, elle affrontera la Tchèque Linda Noskova (27e).
De son côté, la numéro un mondiale Aryna Sabalenka a brisé la belle résistance de la Tchèque Marie Bouzkova (48e). Sur le court central, la Bélarusse de 27 ans s'est imposée en deux manches de 7-6 (7/4) et 6-4, mais a dû travailler fort durant plus d'une heure et demie face à une adversaire hargneuse et capable d'étirer les échanges. Au tour suivant, elle retrouvera la Britannique Emma Raducanu, préférée du public londonien, ou la Tchèque Marketa Vondrousova, sacrée en 2023 sur le gazon de Wimbledon. Le niveau d'adversité s'est élevé d'un cran pour Sabalenka, après une entame plutôt aisée contre la Canadienne Carson Branstine (194e), novice dans le tableau final d'un tournoi du grand chelem. Bouzkova, 26 ans, quart de finaliste en 2022, a fait courir la no 1 mondiale aux quatre coins du court et l'a agressée régulièrement au filet. Elle l'a même fortement fait douter à la fin de la première manche en menant 6-5, avant que Sabalenka renverse la situation jusqu'au bris d'égalité. Avec les informations de Agence France-PresseElle a très bien joué, elle a fait ce qu'elle avait à faire pour gagner le match. Et moi, je n'étais pas présente. J'ai fait trop d'erreurs. Pas assez d'intensité, d'intention sur les balles
, a expliqué Fernandez après coup.C'est toujours dur de perdre, c'est toujours frustrant de perdre
, a-t-elle ajouté. Je sais que des matchs perdus, c'est normal, mais un match perdu comme aujourd'hui, pour moi, c'est pire que perdre un match (avec un score) proche, 7-6, 7-6 [...], où je sais que j'étais là, que j'ai fait quelques erreurs (et que j'ai) quelques détails à travailler. Mais aujourd'hui, ce n'était pas le cas, ce n'était pas quelques détails. C'était juste l'intensité, l'intention... Même l'intelligence n'était pas là.
Oui et non
, a-t-elle répondu. Oui, il y a des moments où je pense que j'ai besoin d'un break, mais en même temps, je pense que je suis dans le feu. Et la seule manière de pouvoir passer le feu, c'est de passer à travers. [...] Si je m'arrête et je prends une pause, je sens que je fais des pas par en arrière et qu'à la place de travailler mes points faibles, je suis en train de fuir. Je préfère passer à travers le feu que de m'en détourner.
Au tour de Paolini de tomber
Sabalenka au 3e tour malgré la résistance de Bouzkova
C'était une dure bataille et je suis très contente d'être passée
, a dit la gagnante du jour.
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