Pas de REM pendant 6 semaines : une étape nécessaire, selon CDPQ Infra
Bien au fait des problèmes qu’engendrera la fermeture du Réseau express métropolitain (REM) du 5 juillet au 17 août pour tester les nouvelles antennes du réseau, CDPQ Infra souligne que les usagers bénéficieront bientôt de dizaines de kilomètres de réseau supplémentaires. À compter d’octobre, la mise en service des nouveaux segments ajoutera en effet 18 stations au réseau qui reliera désormais la Rive-Sud, le cœur de Montréal, Deux-Montagnes et l’ouest de l’île jusqu’à Sainte-Anne-de-Bellevue. Selon Francis Labbé, directeur adjoint aux relations médias chez CDPQ Infra, le REM, qui n’a que deux ans, n’a pas encore montré son plein potentiel et ces six semaines de tests seront un pas décisif vers une nouvelle façon de se déplacer dans la région métropolitaine. On est conscient que ça perturbe les déplacements dans le Grand Montréal. Mais une fois que ce sera fait, on aura accès à un tout autre univers de transport en commun. Une fois complété, le réseau du REM sera long de 67 kilomètres et comprendra 26 stations. Photo : Radio-Canada / CDPQ Infra Mais pour accéder à ce nouvel Interrogé au micro de l’émission Tout un matin sur la nécessité de tout fermer pour procéder à ces tests, Francis Labbé a expliqué qu’il aurait été possible d’éviter ce scénario, On a choisi la période la moins achalandée de l'année pour pouvoir le faire. Il faut se rappeler aussi que ce réseau-là, il est beaucoup plus vaste. On intègre une portion très importante. On ajoute des dizaines de kilomètres et des dizaines de stations. Pour compenser cet arrêt prolongé du REM, CDPQ Infra et les services de transports de la Rive-Sud et de Montréal ont mis en place plusieurs mesures d’atténuation. Or, ces mesures ne suffiront pas à absorber le flot d’usagers du REM, soulignait plus tôt cette semaine Jean-Michel Laliberté, co-porte-parole de l’Association pour le transport collectif de la Rive-Sud. Ce dernier craint que la frustration engendrée par l’arrêt du REM n’incite les usagers à se tourner vers leur voiture. Les trains continueront de circuler à vide sur le réseau pendant ces six semaines d'interruption de service. (Photo d'archives) Photo : (Ivanoh Demers/Radio-Canada) Pour Francis Labbé, il est en effet Toutes ces mesures ont également été intégrées dans les planificateurs de trajet comme Transit, Chrono ou encore Google Maps, ajoute-t-il. En ce qui a trait à la communication des informations aux usagers, qui a souvent été montrée du doigt lors de pannes et d’arrêts de service, CDPQ Infra assure avoir multiplié les annonces de cette fermeture dans les médias, y compris les réseaux sociaux, depuis novembre dernier. De longues files de passagers se forment dans les stations du REM lors des pannes ou des arrêts de service impromptus. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron C’est pourquoi des équipes seront déployées dans les stations du réseau et les terminus dès la semaine prochaine pour guider les usagers et répondre à leurs questions. Des équipes de l’ARTM seront aussi sur le terrain pour prêter main-forte aux usagers, indique M. Labbé. Pour ce qui est de la mise en service officielle des nouvelles antennes du REM, le directeur adjoint aux relations médias chez CDPQ Infra a déclaré, sans donner de date précise, que l’objectif était toujours quelque part au mois d’octobre prochain.
univers
, les 25 000 personnes qui rempruntent le REM chaque jour devront s’en passer pour un mois et demi, ce qui implique des retards, des détours et des parcours d’autobus bondés jusqu’à la rentrée.mais ça aurait pris beaucoup plus de temps
avant l’entrée en service des nouvelles lignes. On va pouvoir faire des essais à grand déploiement. Il faut tout tester […] et ça nécessite beaucoup d'intensité. Il y aura de plus en plus de voitures, de plus en plus de vitesse, de plus en plus de fréquences de passage dans le but de se rapprocher de ce que sera un REM en service.
Ce qu'on a décidé de faire, c'est vraiment de concentrer les efforts pour y arriver le plus rapidement possible et donner au Grand Montréal le REM en fonction comme prévu cet automne.
Mesures d’atténuation insuffisantes?

difficile, voire impossible, de remplacer un moyen de transport structurant comme le REM
avec des autobus.Une voiture du REM normal peut transporter entre 600 et 700 personnes, alors qu'effectivement une navette par autobus, c'est littéralement 10 fois moins de personnes
, reconnaît-il.Cependant, nos partenaires de la mobilité : le RTL, la STM et l’ARTM ont déployé quand même un plan de remplacement qui est digne de mention
, souligne M. Labbé.
Communication aux usagers

On a émis plusieurs messages, mais il y a toujours des gens, malheureusement, qui passent dans les mailles du filet
, reconnaît Francis Labbé.
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