La 53e édition du Festival Boréal a lieu jusqu’à dimanche à Sudbury
Le Festival Boréal bat son plein cette fin de semaine au centre-ville de Sudbury. Pour sa 53e édition, les organisateurs offrent une belle part de leur programmation aux artistes émergents locaux de même qu’à la musique francophone, avec entre autres, la présence de l’artiste québécoise Klô Pelgag, en clôture du festival, dimanche. Plusieurs habitués étaient présents samedi après-midi sur le site du festival, qui se tient au parc Bell, dans le Grand Sudbury. C’est le cas de Diane Labelle, de son conjoint Daniel Pilon et de leur petit-fils Gabriel. Diane Labelle, Daniel Pilon et leur petit-enfant, Gabriel, participent au Festival Boréal. Photo : Radio-Canada / Diego Elizondo Elle explique que le Festival Boréal est devenu un incontournable pour elle en raison de la programmation francophone. Au début, j'allais au Festival d’été de Québec parce qu’il y avait beaucoup de musiciens francophones et il n'y en avait pas beaucoup ici. Mais maintenant je préfère venir ici parce que la quantité de musiciens francophones augmente. Le Festival Boréal se tient depuis 1972 au bord du lac Ramsey dans le parc Bell. (Photo d'archives) Photo : Ville du Grand Sudbury Paul-André Gauthier se réjouit de la belle température samedi après-midi, lui qui a dû quitter précipitamment hier soir le festival en raison des forts vents et de la chute du mercure. Une température qui a de quoi réjouir les organisateurs du festival. Le festivalier et militant pour l’accessibilité, Charles Tossell, souligne que le festival est abordable pour les personnes à faible revenu et pour les personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap, ce qui l’incite à revenir chaque année. Des avantages que voit également Diane Labelle. Outre les musiciens, plusieurs kiosques d’exposants étaient présents sur le site samedi après-midi. Charles Tossell, un festivalier et militant pour l’accessibilité, souligne que le coût abordable du Festival Boréal permet à des personnes à faible revenu de participer à l'événement. Photo : Radio-Canada / Diego Elizondo MM. Gauthier et Tossell expliquent qu’au-delà de la programmation proposée par le festival et de retrouver des visages connus, ils apprécient l'ambiance propice à la socialisation que procure ce type d'événement. Ceux qui disent qu’il n’y a rien à faire à Sudbury ne savent pas où regarder. Il y a plein d’activités à faire, toutes les fin de semaine. Présent au festival hier, Paul-André Gauthier a dû quitter plus tôt hier en raison de la température mais se réjouit du beau temps samedi après-midi pour assister au festival. Photo : Radio-Canada / Diego Elizondo Un équilibre d’activités communautaires, de grandes vedettes et de programmation locale explique le succès du festival, selon les organisateurs. Diane Labelle et Paul-André Gauthier apprécient d'ailleurs de pouvoir découvrir de nouveaux talents. L'artiste Eadsé, l'une des révélations musicales 2025 de Radio-Canada, était d'ailleurs en prestation musicale au festival hier. Plus tôt cette semaine, les organisateurs du festival Bayfest à Thunder Bay ont été contraints d’annuler le festival deux semaines avant sa tenue. Le dernier exemple en liste de festivals qui éprouvent des difficultés financières dans la province. Questionnée à savoir comment se porte le Festival Boréal, Kailin Kohls explique que les organisateurs ont misé plus cette année sur la vente de produits dérivés à l'effigie du festival afin de diversifier les revenus. Kailin Kohls, chargée des communications et des réseaux sociaux pour le Festival Boréal. Photo : Radio-Canada / Diego Elizondo Sans avancer de chiffres, elle explique que le Festival Boréal est solidaire de certains autres festivals de la région et travaillent en étroite collaboration avec eux. Créé en 1972, le Festival Boréal est le plus ancien festival de musique en plein air à se dérouler sans interruption au Canada.C’est un devoir de transmission, y’a pas d’âge pour la culture et c’est un festival familial
explique Diane Labelle, une enseignante à la retraite et résidente de Hanmer.

Aujourd’hui y’a un peu de vent, on est vraiment bien, il fait beau, y’a un peu de nuages, l’ambiance est super, on ne peut pas demander mieux
, raconte-t-il.L'atmosphère est électrique, il faut beau et chaud, il y a beaucoup d’action sur la scène!
, s’exclame Kailin Kohls, chargée des communications et des réseaux sociaux pour le Festival Boréal.C’est accessible pour tout le monde
, soutient-elle.J’aime ça appuyer local, surtout avec la situation qu'on vit actuellement avec les États-Unis, et la présence des kiosques ici me permet de le faire
confie M. Tossell, qui profite de l’occasion pour faire ses emplettes.
Les festivals sont un endroit pour rencontrer des gens
affirme Charles Tossell.
On met l’emphase sur la communauté. On veut créer un tremplin pour nos artistes locaux émergents, puisqu’il y a des festivaliers qui viennent de loin. Ça leur permet de rencontrer un nouveau public
, explique Kailin Kohls.Le Festival Boréal en bonne posture

Pour nous c’est important de nous appuyer, entre les festivals. On collabore avec le festival River and Sky et Up Here afin de nous épauler mutuellement
, confie-t-elle.
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