Compressions budgétaires au fédéral : « C’est faisable », dit le DPB
Atteindre la cible de réduction des dépenses de 15 % pour l'année 2028 demandée lundi par le ministre fédéral des Finances à ses homologues du Cabinet Carney est une mesure réaliste, d'après le directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux. François-Philippe Champagne a demandé à ses collègues ministres de réaliser des économies de 7,5 % dans les programmes qu'ils administrent d’ici le prochain exercice financier, au printemps 2026. Cette cible grimpera à 10 % pour l’année suivante, puis à 15 % en 2028. Pour Yves Giroux, un tel exercice était inévitable. Ces pressions viennent notamment de l'augmentation annoncée des dépenses militaires, de l'incertitude commerciale internationale et des droits de douane imposés par Donald Trump. Le DPB avait par ailleurs indiqué à la mi-juin qu'il s'attendait à une hausse de la dette du pays compte tenu de la hausse des dépenses en défense. Avec l'engagement du premier ministre canadien d'atteindre la cible de l'OTAN de 5 % du PIB d'ici 2035, la facture pour les dépenses militaires passerait de 62,7 milliards à 150 milliards de dollars. Le premier ministre du Canada, Mark Carney, lors du sommet de l'OTAN, à La Haye, le 25 juin 2025. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick De plus, la demande du ministre Champagne de réduire les dépenses Certains ministères, dont ceux de la Sécurité publique, des Affaires étrangères et de la Défense nationale, seront quant à eux exemptés Différents moyens peuvent être mis en place pour s'aligner avec l'objectif du ministre des Finances et du Revenu national. M. Giroux évoque la possibilité que les ministres décident de réduire certains programmes fédéraux Certaines subventions destinées aux entreprises, aux organismes communautaires ou aux OBNL pourraient aussi être réduites ou abolies. Ce que redoutent d'aucuns, dont l’Alliance de la Fonction publique du Canada, est la mise à pied d'employés fédéraux. Pour le DPB, il sera très difficile d'éviter de réduire le nombre de postes au sein de la fonction publique pour atteindre la cible de réduction de dépenses de 15 % d'ici 2028. Mark Carney, chef du Parti libéral du Canada, embrasse le premier ministre Justin Trudeau après avoir été annoncé vainqueur lors de l'événement à la direction du Parti libéral à Ottawa, le dimanche 9 mars 2025. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Justin Tang Si l'ancien premier ministre Justin Trudeau et son successeur Mark Carney sont tous deux des leaders issus du même parti politique, leurs visions divergent sur plusieurs points. Pour M. Giroux, la comparaison Trudeau-Carney sur les compressions budgétaires, c'est Sous l'ère Trudeau, des exercices économiques étaient annoncés, puis abandonnés, ou encore des réductions budgétaires déjà réalisées par le passé étaient annoncées comme étant la réalisation des objectifs futurs, explique le DPB.Les gens s'attendaient à ce qu'il y ait un examen des dépenses
dans un contexte de pressions budgétaires accrues, explique-t-il.
était nécessaire
, souligne M. Giroux, considérant l'augmentation de la taille de la fonction publique au cours des dernières années. Cette augmentation-là n'a pas toujours bénéficié aux citoyens par l'entremise de services mieux livrés
, selon M. Giroux.Comment y arriver?
de la vaste majorité
des réductions de dépenses exigées, ce qui veut dire que les autres ministères devront compenser.moins populaires ou qui n'atteignent pas certains objectifs
.Il y a trop de contraintes à respecter, ça va devoir affecter certaines personnes
, pense M. Giroux.De Trudeau à Carney :
le jour et la nuit

le jour et la nuit
.On y allait de main très, très molle, alors que présentement on y va beaucoup plus rapidement avec des objectifs assez clairs, une définition claire de ce que constitue la base, avec des échéanciers au cours de l'été, alors que c’est la période où plusieurs prennent des vacances. Ça démontre un sérieux qu'on n'a pas vu depuis plusieurs années
, raconte Yves Giroux.
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