À Jasper, la pénurie de logements est un obstacle pour les commerçants
Des défis logistiques liés à la pénurie de logements à Jasper empêchent des entreprises de répondre aux besoins de la période estivale et de l'afflux touristique. Mike Day, le propriétaire du restaurant Evil Dave’s Grill, estime une baisse de l’achalandage touristique de 20 % comparativement à la normale saisonnière, à cause de cette pénurie. Il y a maintenant près d’un an, un feu de forêt s’est déclenché près de Jasper et a détruit un tiers des infrastructures de la municipalité. Environ un tiers des bâtiments de Jasper ont été détruits par un feu de forêt en juillet 2024. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Liam Harrap Non seulement les flammes ont ravagé une partie des hébergements touristiques, mais elles ont également emporté avec elles de nombreux logements mis à disposition pour les travailleurs saisonniers. La réalité pour les entreprises de Jasper a toujours été [...] de garantir un logement pour nos travailleurs. Sans ça, nous aurions de la difficulté à embaucher des gens. Selon lui, le pourcentage de logements destinés aux travailleurs détruits dans l’incendie équivaut à 40 %. Le restaurateur affirme qu’à défaut de pouvoir loger ses employés, il a dû refuser plusieurs demandes d’emploi. Pour pallier la situation, il explique que les travailleurs bénéficiant d’un hébergement ou étant résidents de Jasper ont accepté de prendre plus d’un contrat à temps partiel et ainsi soutenir plusieurs entreprises. Douglas Olthof, gestionnaire au logement du Centre de coordination au rétablissement de Jasper, explique que la pénurie de logements à Jasper est un problème qui prélude au feu de forêt survenu l’été dernier. Cet incendie a entraîné la perte d'environ 820 logements dans la ville. Mais avant le feu, il manquait déjà environ 600 logements pendant l’été. En réponse, il affirme que Parcs Canada a été en mesure de fournir de 280 à 350 logements intérimaires, de superficies variées. Les travailleurs essentiels de Jasper ont été les premiers à intégrer des caravanes temporaires installées dans la municipalité, l'hiver dernier. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Cependant, les logements provisoires ne peuvent pas être réclamés par les commerçants, selon le restaurateur. Selon Douglas Olthof, un système de transport en commun régional devrait être mis en place sous peu, afin de permettre aux travailleurs des municipalités voisines de faire la navette plus facilement vers Jasper. Entre-temps, Mike Day dit espérer que la construction de logements sera accélérée. Avec des informations de l’émission Edmonton AMÀ partir du printemps, nous avons commencé à constater que nous avions perdu environ 20 % des possibilités d'hébergement pour les visiteurs. Et il semble que cela se traduise par un chiffre à peu près équivalent du nombre de visiteurs
, explique-t-il.
Et puis on ajoute à cela un autre 40 % de logements qui ont été vendus, mis sur le marché, ou dont le propriétaire a changé d’avis [quant à son utilisation]
, ajoute-t-il.Si nous disposions d'un logement, nous pourrions certainement pourvoir deux postes. Nous nous débrouillons tant bien que mal, mais si quelqu’un tombe malade, c'est un peu plus difficile
, partage-t-il.C’est très facile pour les travailleurs qui ont un logement de trouver du travail actuellement
, dit-il.Un problème de longue date
En ville et dans ses environs, nous avons donc pu loger plus de 500 ménages
, observe-t-il.
Nous n'avons pas le droit de nous inscrire sur la liste en tant qu'entreprise et d’obtenir [un logement] pour un employé. Seul l'employé peut lui-même en faire la demande
, explique-t-il.Ils ne peuvent pas prendre un logement provisoire s'ils n'ont pas de contrat, et nous ne pouvons pas leur en donner un si nous n'avons pas d'endroit où les loger. C’est un peu comme mettre la charrue avant les bœufs
, ajoute-t-il.On espère toujours avoir de la chance, mais l'espoir, ça n'est pas une stratégie
, lance-t-il.
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