Le Frost inflige une dégelée à la Victoire
La Victoire de Montréal a l'habitude de trouver un moyen de gagner, mais cette fois, la magie n’a pas opéré. La séquence de six victoires consécutives a pris fin mardi soir, alors que le Frost du Minnesota l’a emporté 4-0, à la Place Bell. On aurait pu s’attendre à des mines déconfites après le match, mais c'est complètement le contraire qui attendait les journalistes. L'entraîneuse-chef Kori Cheverie paraissait détendue et a été particulièrement généreuse dans ses propose. Marie-Philip Poulin, Amanda Boulier et Laura Stacey avaient du mal à contenir leurs rires lorsqu'elles ont rencontré les membres des médias. Il faut dire que Montréal connaît jusqu'ici une saison exceptionnelle. Confortablement positionnée au sommet de la LPHF, l'équipe n'avait pas perdu à ses six derniers matchs. La troupe de Kori Cheverie a pourtant bénéficié de deux avantages numériques en première période, mais n’a pas réussi à capitaliser sur ces occasions. Les quatuors du Minnesota pendant ces séquences ont été particulièrement efficaces, parvenant à repousser les attaques potentielles de la Victoire. Non seulement, elles n’ont pas marqué, mais simplement diriger des rondelles au filet était soudainement compliqué. Le deuxième trio formé de Kirstin O'Neill, Laura Stacey et Dara Greig aurait été le plus dangereux lors des deux premières périodes. Si O’Neill avait connu des moments plus laborieux avant la pause internationale, elle a su se démarquer mardi, notamment grâce à son jeu défensif. Le troisième trio, qu'on avait peu vu jusque-là, était sur la patinoire lorsque Liz Schepers a fait dévier le tir de Claire Thompson pour donner une avance de 1-0 au Minnesota. Les faits saillants du match entre le Frost du Minnesota et la Victoire de Montréal. Photo : LPHF Plus tôt en journée, il avait été annoncé que Gabrielle David, qui était au prélable ne joueuse de réserve, avait signé un contrat de dix jours. Utilisée dans le quatrième trio avec Clair DeGeorge et Maureen Murphy, elle a obtenu peu de temps de jeu en première période. Au deuxième engagement, la quatrième ligne s’est retrouvée sur la glace face au trio de Kendall Coyne Schofield. Sophie Jaques a vu son tir être redirigé par Kendall Coyne Schofield qui doublait du même coup l’avance des siennes. Un jeu identique à celui qui avait mené au premier but. Pour Schofield, il s’agissait d’une 8e but et d’un 18 points, un sommet dans la LPHF, à égalité avec Hannah Miller des Sceptres de Toronto. Après deux périodes, Montréal n’avait dirigé que douze tirs vers la cage de Maddie Rooney. Samedi dernier, l’équipe s’était contentée de onze tirs après 40 minutes de jeu, mais avait profité de plusieurs beaux cadeaux de la gardienne de but de New York, Corinne Shroeder en première période. Mardi soir, les entraîneurs ont rapidement senti que quelque chose clochait. J’ai aimé notre réaction en tant qu’entraîneurs derrière le banc. Nous sentions que les joueuses étaient plus à plat qu’à l’habitude. Ce n’était pas juste certaines joueuses. On avait l’impression que toute l’équipe est sortie plus à plat, a souligné Cheverie. Le premier trio avait été, jusque-là, presqu’invisible. Marie-Philip Poulin, Jennifer Gardiner, et Abby Boreen, qui ont été, avec Laura Stacey, les bougies d'allumage de l’équipe de puis le début de la saison , ont effectué aucun tir en deux périodes. En troisième période, Erin Ambrose avait maille à partir avec Britta Curl-Salemme en zone neutre lorsque deux joueuses se sont présentées dans un deux contre un face à Katie Tabin. C'est finalement Denisa Krizova qui a complété la manoeuvre pour inscrire le troisième but de son équipe. En fin de matin, on a senti quelques étincelles. L'énergie du désespoir, mais il était trop peu, trop tard. Montréal avait connu des matchs difficiles en éliminatoires contre Boston l'an dernier. Trois défaites en trois matchs. Peut-être vaut-il mieux connaître une baisse de régime à ce moment-ci. Retrouver la peur de perdre, le désire de vaincre, n’est peut-être pas une mauvaise chose. C’est une bonne leçon d’apprentissage parce qu’il faut avoir des matchs difficiles pour aller gagner la coupe Walter, a mentionné Cheverie. La bonne nouvelle, c’est que malgré cette défaite, la Victoire de Montréal a toujours une confortable avance au premier rang de la LPHF. Le prochain match aura lieu samedi, à Ottawa. Nous n’étions pas contentes du résultat, a assuré Boulier. L’ambiance au départ dans le vestiaire était totalement différente de ce que vous voyez ici, mais nous avons confiance en notre groupe. Nous étions fâchées quand nous sommes rentrées au vestiaire, ce n’était pas beau, mais nous sommes un groupe résilient. Nous nous sommes calmées, nous nous sommes regroupées. Avoir du plaisir est une grande partie de notre succès.
Nous savions que nous étions en quelque sort dus pour un match comme celui-ci. Les choses nous semblaient un peu trop faciles, a reconnu Cheverie. C’est bien que ça soit arrivé maintenant, mais en même temps, nous devons aller de l’avant. Ca sert à rien de nous apitoyer sur notre sort.
Ce n’est pas important pour nous d’être en première position. Ce qui est importe est notre engagement et notre dévotion à avoir de bonnes habitudes en pratique, notre dévotion à se présenter pour la foule qui vient à nos matchs et de livrer une performance pour laquelle nous serons fiers. Le processus est ce qui est le plus important et ce soir, je n’ai pas l’impression que nous l’avons suivi
, a-t-elle ajouté. Nous sommes une équipe qui focalise beaucoup sur la structure et nous ne l’avions pas ce soir. Nous ne portions pas assez d’attention aux détails. Quand tu affrontes une équipe comme le Minnesota qui est extrêmement rapide, qui a une bonne offensive, qui a quatre bonnes lignes, tu dois être stratégique. Je ne sens pas que notre niveau d’attention aux détails était suffisamment élevé pour les battre
, a soutenu Kori Cheverie. 
Dans ces moments, tu peux le sentir, tu peux le lire, tu peux le ressentir que ton équipe n’arrive pas à exécuter les détails. L’objectif n’est pas d’être dure avec elles, mais plutôt de les aider à trou ver des solutions. Il faut rester positifs avec elles parce qu’elles savent. Elles n’aiment pas ce sentiment quand les choses ne vont pas bien
, a indiqué Cheverie. Nous sommes toutes conscientes que ce n’était pas notre meilleure performance. Nous avons été à plat tout au long de la partie. Nous avons encaissé la défaite, mais ça fait partie du processus. C’est à nous de rebondir samedi
, a affirmé Marie-Philip Poulin. Notre mentalité est de toujours vouloir gagner. Nous avons eu une belle séquence, six matchs où nous avons eu la chance de gagner. Oui, c’est une défaite, mais c’est une longue saison, c’est 30 matchs et chaque match est intense
, a-t-elle renchéri.
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