Pourquoi McDavid et Crosby pensent que le rejet de rondelle peut les faire gagner
BOSTON – Plusieurs des meilleurs joueurs au monde participeront au match de championnat opposant le Canada aux États-Unis à la Confrontation des 4 Nations et pourtant, tout le monde s’attend à ce que le duel soit serré, défensif, et que la marque finale ne soit pas le reflet de toute la créativité offensive des joueurs sur la glace. Autrement dit, ce n’est pas parce que Connor McDavid, Nathan MacKinnon, Sidney Crosby et Cale Makar affronteront Auston Matthews, Jack Eichel, Jack Hughes et les frères Tkachuk qu’il faut s’attendre à une pétarade offensive. Après la victoire du Canada face à la Finlande, lundi après-midi, l’entraîneur-chef Jon Cooper s’est réjoui de voir McDavid, MacKinnon et Crosby envoyer des rondelles en fond de territoire et être les premiers à aller les récupérer. Cela peut sembler paradoxal étant donné les acteurs qui sont en scène, mais c’est le reflet de la façon dont le hockey C’est une question de gestion de rondelle, a expliqué Cooper quand nous l’avons invité le lendemain à préciser sur le sujet. C'est cette mentalité qu’on a dû inculquer aux joueurs, car ce sont des supervedettes, et ils s'attendent à gagner chaque présence. Mais dans cet environnement, face à tout ce talent, tu ne gagneras pas à toutes tes présences. L'ennemi a aussi son mot à dire et il va tout faire pour t’arrêter. Martin St-Louis tient un discours en tous points semblable chez le Canadien, qui parle lui aussi de gérer les risques et d’envoyer des rondelles profondément lorsque l’offensive a besoin d’être démarrée ailleurs qu’en entrée de zone. En fait, les entraîneurs sont unanimes à savoir que gérer la rondelle de façon responsable est une condition essentielle du succès. Cooper a noté que lors des deux premiers matchs du Canada à la Confrontation des 4 Nations, plusieurs buts et surnombres accordés à l’adversaire avaient été le fruit d’une mauvaise gestion de la rondelle. On pense entre autres au revirement qu’a commis Crosby face aux États-Unis et qui a mené directement au but de Dylan Larkin. La vedette des Penguins de Pittsburgh avait admis ses torts après coup et il va sans dire qu'il endosse tout à fait l’idée d’attaquer de façon responsable. Et c’est peut-être là où ce qui semble être un paradoxe est en fait la manifestation du fait que le hockey actuel est aussi offensif : n’importe quelle erreur peut se retourner contre vous, surtout quand des joueurs de talent sont prêts à vous la faire payer. Pousser la note pour générer de l’attaque peut avoir comme conséquence d’offrir À cet égard, Sullivan s’est réjoui de la façon dont ses hommes avaient joué en zone neutre face au Canada, samedi dernier. C’est mieux de forcer les grosses pointures du Canada à rejeter en fond de territoire et à pratiquer un style qui ne leur vient pas de façon instinctive que de leur donner en zone neutre la marge de manœuvre dont ils ont besoin pour rendre leurs entrées de zone dangereuses. Il y a un petit deuil à faire en regardant McDavid larguer le disque en fond de zone au lieu de faire de la magie en entrée de territoire. Mais même le meilleur hockeyeur au monde est forcé de prendre ce qu’on lui donne, et les Américains n’ont pas donné grand-chose au Canada lors du premier affrontement. Tout le monde aime l'attaque, tout le monde aimerait que ce soit comme ça, mais en fin de compte, ce n'est pas de cette manière qu’on pense être capable de réussir. Il n'y a pas beaucoup d'équipes qui se disent : “j'aimerais bien gagner ce match-là 6-5”. Ce n’est certainement pas notre état d'esprit. Le nombre d’attaquants, autant du côté des États-Unis que du Canada, qui sont efficaces sur 200 pieds et vigilants défensivement est significatif. Les actions défensives de Matthews et d’Eichel ont été notables jusqu’à maintenant dans le tournoi, et le Canada a une demi-douzaine de prétendants plus ou moins sérieux au trophée Selke dans sa formation. Au-delà de redoutables brigades défensives, ces attaquants vaillants sans la rondelle contribuent à ôter le temps et l’espace au porteur de la rondelle et à rendre une manœuvre en entrée de zone plus périlleuse. Bref, ce sera serré, ce sera défensif, mais ce ne sera pas ennuyant pour autant.gagnant
se joue.Tu ne gagneras chaque présence, a rappelé l’entraîneur. Parfois, il y a des nulles. Si tu peux avoir un grand nombre de matchs nuls et quelques victoires, mais sans aucune défaite, c'est un très bon match.
Je pense que ça se résume parfois aux pourcentages, a dit Crosby mercredi. Si vous avez des occasions de faire des jeux, vous devez les faire. Et avec le niveau d’habiletés qu'il y a ici, vous avez des gars qui peuvent transformer un petit peu de temps ou un petit peu d'espace en quelque chose.
D'un autre côté, si vous n'avez rien, vous pouvez vous mettre en mauvaise posture en essayant de forcer les choses. Il s'agit simplement de comprendre ça. Ça fait partie du jeu, que ce soit ici, dans les séries de la Coupe Stanley ou un mardi soir dans un match de saison. C'est le hockey. Ç’a juste tendance à arriver un peu plus vite quand on atteint un niveau comme celui-ci.
Contrôler la zone neutre
de l’offensive facile
à l’autre équipe, a commenté Mike Sullivan, l’entraîneur-chef des États-Unis.C’est fréquent de voir deux équipes qui ont une grosse force de frappe de part et d'autre qui vont se retrouver dans une bataille défensive
, a noté McDavid, qui s’attend à un bas pointage pour le match ultime de la Confrontation des 4 Nations.Les joueurs les plus rapides de la ligue font tous la meilleure couverture défensive qu'ils peuvent, a dit MacKinnon. C'est pourquoi le nombre de lancers est si bas. On n’a pas vraiment de temps à notre disposition. Mais je pense que les gens qui connaissent le hockey apprécient vraiment ça. C'est rapide, c'est serré, chaque jeu que vous faites est un défi et c'est plaisant.
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