Mark Carney propose une nouvelle façon de gérer les dépenses du gouvernement
Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada Mark Carney propose un nouveau cadre budgétaire dans lequel il projette, s’il devient premier ministre, de séparer le budget des dépenses courantes de celui des investissements du gouvernement fédéral. Cette nouvelle approche consiste essentiellement à distinguer, dans deux enveloppes, les sommes qui servent au fonctionnement de l’État de celles qui sont investies pour améliorer les infrastructures et les programmes ou pour générer des revenus futurs. M. Carney prévoit également Dans le plan qu’il a présenté mercredi lors d'un rassemblement de campagne à Scarborough, en Ontario, l’ex-gouverneur de la Banque du Canada explique qu’il sera ainsi plus facile de surveiller et d’équilibrer les dépenses courantes du gouvernement d'ici les trois prochaines années. Il sera aussi plus facile de déterminer où va vraiment l’argent, assure-t-il, faisant un parallèle avec le fait d'acquitter son hypothèque ou encore le fait de payer ses factures de chauffage et d'électricité. S’il devient premier ministre, Mark Carney compte aussi sur cette nouvelle façon de budgéter les dépenses pour prioriser les investissements à long terme qui sont la clé, selon lui, d'une croissance économique solide et durable. La philosophie que propose Mark Carney repose sur le principe que le gouvernement fédéral a beaucoup trop dépensé par rapport à ce qu’il a investi. En contrepartie, le gouvernement investit trop peu pour profiter des Il y a aussi d’importantes occasions à saisir dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’infonuagique et des superordinateurs, précise M. Carney, qui souligne par le fait même que la L’investissement global des entreprises au Canada a chuté de 14 % du PIB en 2014 à 11 % en 2024, ce qui nuit à la croissance économique à long terme et aux salaires des travailleurs. Or, des investissements inadéquats ou insuffisants limitent la productivité, l’innovation et la compétitivité, rappelle M. Carney. En rentabilisant les investissements, Mark Carney espère en retour dégager davantage de ressources pour maintenir les programmes qui protègent les Canadiens les plus vulnérables.apporter des modifications importantes
à ces deux budgets.Dépenser moins, investir plus
, martèle-t-il.Dépenser moins pour investir plus
Les dépenses totales ont augmenté en moyenne de 9 % par an au cours de la dernière décennie et la fonction publique fédérale a augmenté de plus de 40 % au total depuis 2015
, souligne M. Carney. De plus, le gouvernement fédéral n'a cessé de manquer ses objectifs en matière de dépenses et son point d’ancrage budgétaire
, insiste-t-il.énormes occasions
qui se présentent à lui, plaide le candidat à la chefferie libérale.Par exemple, le Canada doit investir 2000 milliards de dollars d’ici 2050, soit environ 80 milliards de dollars par an, pour devenir compétitif en matière de carbone et atteindre la carboneutralité, alors que les investissements actuels dans la décarbonisation sont de l’ordre de 10 à 20 milliards de dollars par an
, précise-t-il.capacité de calcul disponible au Canada
est en retard par rapport à celle des États-Unis, du Japon et de la Chine. D’où un besoin important d’investissements pour être compétitif dans ce marché.Plutôt que l’approche irresponsable de Pierre Poilievre, qui consiste à tout couper et brûler, notre approche sera disciplinée, ambitieuse et aura un impact majeur
, a promis Mark Carney, tout en rappelant aux Canadiens qu’ils sont les maîtres de leur destin économique
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