Le globe de cristal, le plus bel exploit de William Dandjinou
William Dandjinou connaît les sensations qui envahissent un athlète qui parvient au plus haut sommet. Il les a savourées l’an passé lorsqu'il a été couronné champion du monde pour la première fois — et probablement pas la dernière — au 1000 m. Mais il y a goûté de manière éphémère. Intense, certes, mais éphémère. En revanche, les émotions que le Circuit mondial de courte piste de l’ISU lui a procurées se sont libérées lentement en lui, au fur et à mesure qu’il accumulait les victoires. C’est plus facile, dans ce cas, d’y ajouter une dose de pragmatisme, ce qui fait dire au patineur canadien de 23 ans que gagner le tout premier globe de cristal du Circuit mondial, c’est son Dandjinou n’a pas que gagné le globe remis au meilleur patineur individuel de la saison. Il a survolé la compétition au fil des six étapes, comme en fait foi son avance de 234 points sur le Néerlandais Jens van’t Wout, qui aurait eu besoin que la saison dure beaucoup plus longtemps pour avoir une chance de rattraper le Canadien. Deux patineurs ont récolté plus de 234 points en une étape du circuit cette saison : Dandjinou, lors du deuxième week-end à Montréal, et van’t Wout, lors de l’étape tenue à une centaine de kilomètres de chez lui, à Tilburg. William Dandjinou est venu présenter le globe de cristal à Radio-Canada jeudi. Photo : Radio-Canada / Charles Contant À certains égards, Dandjinou est prêt à qualifier cette campagne de En même temps, le garçon n’arrive pas à se déclarer entièrement satisfait. À moins d’une catastrophe, Dandjinou participera en 2026 à ses premiers Jeux olympiques, en Italie, où il est justement monté sur deux podiums lors de la dernière étape de la saison du Circuit mondial, à Milan. Il faudra voir l’ampleur que son palmarès prendra d’ici les Jeux et l’effet que ses résultats à venir auront sur son statut de favori. Déjà, les mondiaux prévus à la mi-mars à Pékin offriront un aperçu de ce qui s’en vient pour Dandjinou. Le champion du globe de cristal sera attendu de pied ferme en Chine, et il entend répondre avec panache. Et ses adversaires ne peuvent jamais prendre de pause contre Dandjinou : s’il est assurément le plus à l’aise sur 1500 m cette saison, avec quatre victoires et une 2e place, il a aussi gagné trois fois au 1000 m et est monté sur deux podiums au 500 m, où son coéquipier Steven Dubois est actuellement l’homme à battre. Dandjinou choisit de voir le patinage de vitesse sur courte piste comme un sport de probabilités. Plus on est sur la glace, plus on a de chance de gagner une médaille, quitte à souffrir parfois. (D’après des entrevues de D’abord l’info et de CBC Daybreak Montreal, avec les informations d’Olivier Pellerin)plus grand exploit, de loin
.L’année passée, quand j’ai gagné les Championnats du monde, j’ai fondu en larmes et tout ça. C’était vraiment intense parce que c’était un seul moment, se souvient Dandjinou. Là, ça s’est construit sur une saison complète, alors quand j’ai eu le globe, j’ai eu, et je l’ai encore maintenant, ce sentiment que c’était un peu surréel. Parce que ça faisait tellement longtemps que je l’avais dans le fond de la tête que c’était une possibilité. C’est comme un projet qui a abouti.

parfaite
. La délégation canadienne a aussi soulevé le premier globe de cristal par équipe dans une saison où, selon leur meneur sherbrookois, elle se concentrait davantage sur le processus que sur les résultats. Les patineurs d’ici sont parvenus à réaliser une saison qui, pour Dandjinou, était fidèle à ce que nous sommes
.Je regarde mes performances de manière vraiment pragmatique, souligne-t-il. C’était une saison remarquable, mais je sens que j’ai encore beaucoup de travail à faire. J’ai été plutôt constant cette saison, mais je regarde les statistiques et d’autres trucs, et j’ai vraiment beaucoup de choses à améliorer avant d’aborder l’année olympique. Si je veux gagner aux Jeux, ce sera nécessaire.
J’aime ça gagner. Je suis prêt à prendre des risques pour essayer de gagner. Est-ce que ça met de la pression additionnelle? Je ne pense pas, parce que dans le fond, je n’ai rien à perdre dans ces Championnats du monde, soutient-il. J’ai déjà mon globe, j’y vais pour aller chercher des victoires, aller chercher un titre de champion du monde. Je ne pense pas que le globe vient avec une pression supplémentaire, c’est plus une marque de reconnaissance du milieu du patinage de vitesse.
Dans les deux dernières fins de semaine, j’ai eu de moins bonnes journées, reconnaît-il. Par exemple, le samedi à Milan, c’était la première fois que je ne passais pas la demi-finale au 1500 m. Normalement, je suis tout le temps sur le podium. Mais je suis revenu le lendemain avec des victoires.
Une carrière d’athlète, ç’a des hauts et des bas. Dans un même événement, il va y en avoir. S’il y a une chose à laquelle je crois beaucoup, c’est que, si j’ai 75 % de victoires au 1500 m, ça se peut qu’il y ait des journées où je tombe dans le 25 %. Mais est-ce que ça me définit comme patineur? Absolument pas.
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