En Alberta, des répondants divisés sur l’aide médicale à mourir
En Alberta, l’écart entre les répondants sur la question de l’aide médicale à mourir (AMM) est grand. À l’issue d'un questionnaire en ligne mené par la province, on constate que l’idée de créer davantage de mécanismes de protection pour encadrer l’AMM ne fait pas l’unanimité. À la question Parmi les commentaires des répondants, on peut lire que En parcourant les 230 pages de commentaires, un thème qui revient à plusieurs reprises est celui de la santé mentale. À l'énoncé Certains ont écrit que les gens en crise ou qui ne pensaient pas de manière cohérente ne devraient pas avoir accès à l’AMM, ce qui n’est déjà pas le cas, rappelle Helen Long : Ce que les commentaires reflètent, c'est qu'il y a beaucoup d'incompréhension concernant le processus de l’AMM. À l'heure actuelle, les personnes dont le seul problème de santé est une maladie mentale ne sont pas admissibles à l’aide médicale à mourir. L’an dernier, le comité mixte spécial du Parlement fédéral sur l'aide médicale à mourir a conclu que le Canada n'est pas encore prêt à procéder à l'AMM lorsqu'un trouble de santé mentale est la seule condition médicale sous-jacente. Cette décision a été reportée à 2027. L’organisme Mourir dans la Dignité Canada soutient toutefois l’accès à l’AMM pour les personnes souffrant de maladie mentale. Lors de la mise en place du questionnaire en ligne en novembre, le ministère de la Justice indiquait être Le gouvernement songe à créer une agence publique, qui pourrait superviser les nouvelles mesures, et créer un dispositif de règlement des litiges. Ce système permettrait aux familles ou aux proches de contester la décision de mourir d’un patient, ce à quoi une grande partie (44 %) des répondants s’opposent. Le questionnaire a été mis en ligne du 18 novembre au 20 décembre 2024. Les résultats ne sont pas représentatifs de l'opinion de l'ensemble des Albertains. Le gouvernement n’a pas été en mesure de confirmer que le processus de consultation entièrement en ligne n’était ouvert qu’aux Albertains.Le gouvernement de l'Alberta devrait créer davantage de protections afin d'assurer le contrôle des décisions de l’AMM en Alberta
, les réponses sont divisées presque à parts égales. Environ 27 % des 19 973 répondants sont fortement d’accord avec l'énoncé, contre presque 26 % qui sont fortement en désaccord avec lui.l’AMM devrait être interdite dans son entièreté
, ou bien que pour pouvoir bénéficier de l’AMM, les personnes devraient être en phase terminale [d’une maladie incurable]
.Je pense que beaucoup de personnes ont interprété la question comme : "Pensez-vous que l’AMM devrait être légale?", mais cette question a été résolue en 2016, lorsque l’aide médicale à mourir a été légalisée
, rappelle la présidente-directrice générale de l’organisme Mourir dans la Dignité Canada, Helen Long.La santé mentale, au cœur des préoccupations
les personnes dont la maladie mentale est la seule condition médicale ne devraient pas pouvoir bénéficier de l’AMM
, les personnes en accord ou fortement en accord avec celui-ci comptent pour environ 33 % des répondants, contre 37 % qui sont en désaccord ou fortement en désaccord.Lors du processus, la capacité de prendre une décision est évaluée de sorte qu'il n'y a pas de situation où quelqu'un qui est en situation de crise pourrait aller de l'avant avec l’AMM.
Processus de surveillance
en train de réviser la manière dont l'aide médicale à mourir est réglementée
afin de protéger les Albertains vulnérables, en particulier ceux qui vivent avec des handicaps ou qui souffrent de problèmes de santé mentale
.Les commentaires recueillis sont actuellement examinés et seront utilisés pour contribuer à la planification future, y compris à d'éventuels changements législatifs concernant l’AMM
, a répondu par écrit le ministre de la Justice Mickey Amery à la lumière des résultats.
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