Un partenariat avec Domtar et Boisaco pour la recherche sur la forêt à l’UQAC
Les entreprises Domtar et Boisaco verseront un total de 2,15 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir la recherche sur la forêt boréale à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Les deux joueurs de l’industrie forestière ont signé un partenariat avec le Centre de recherche sur la boréalie (CREB). L’entente, qui a débuté officiellement en 2024, a été annoncée jeudi lors d’une conférence de presse qui avait lieu à l’université. Ces fonds serviront de Chaque dollar issu du partenariat pourrait par exemple permettre d’aller chercher 2 $ en subventions, que ce soit par exemple via le Centre de recherches en sciences naturelles et en génie ou le Fonds de recherche du Québec, a-t-il donné en exemple. Domtar, anciennement Produits forestiers Résolu, et Boisaco, qui est située à Sacré-Coeur sur la Côte-Nord, ne pourront cependant pas décider des projets de recherche, assure-t-il. Nous, ce qu’on fait, c’est qu’on a vraiment carte blanche. Notre seule contrainte, c’est de travailler dans la forêt boréale et pour le reste, on développe des projets qui sont vraiment initiés par les professeurs-chercheurs, puis les compagnies sont entièrement d’accord avec ce qu’on développe. Elles ne peuvent pas nous dire quoi faire. Les projets soutenus toucheront différents sujets, tels que les changements climatiques, la biodiversité, l’aménagement forestier, la régénération et la croissance des écosystèmes ou encore l’économie circulaire. Les connaissances acquises grâce aux projets de recherche financés pourront cependant être appliquées sur le terrain. Elles viseront notamment à améliorer les pratiques d’aménagement durable des entreprises forestières. Nous, l’idée, c’est d’avoir la meilleure information à jour pour faire nos pratiques en forêt boréale, donc d’apprendre, de voir comment les changements climatiques vont faire changer le régime forestier, l’impact des feux; on a vu les feux en 2023 qui ont eu un impact important. Étienne Vézina est vice-président certification et foresterie pour Domtar. Photo : Radio-Canada / Myriam Gauthier Des parties prenantes externes spécialisées dans les thématiques de recherche abordées sont aussi impliquées dans le groupe. Par ailleurs, comme bien d’autres entreprises, Domtar garde un oeil sur les tarifs douaniers envisagés par le président américain Donald Trump (Nouvelle fenêtre), qui s’ajouteraient aux droits de 14,5 % déjà imposés à la frontière en raison du conflit sur le bois d’oeuvre. En janvier, Domtar avait dit que des tarifs de 25% auraient un impact « énorme ».levier
afin d’élaborer des projets de recherche et de déposer des demandes de subventions auprès d’organismes subventionnaires, a expliqué le codirecteur du CREB, Yan Boucher.Une application de la recherche
Le but, c’est de comprendre un peu cette dynamique-là qui évolue au fil des années
, ajoute-t-il.
Les possibles tarifs américains surveillés
C’est quelque chose que l’on prend très au sérieux, qui est déjà travaillé depuis les premières annonces qui ont eu lieu à l’automne, il y a déjà quelques semaines, voire mois. Donc, on a des équipes qui travaillent là-dessus en permanence pour être prêts
, a mentionné M. Vézina.
Advertising by Adpathway









