Terminé pour le projet d’usine d’hydrogène et d’ammoniac à Sept-Îles
Développement économique Sept-Îles (DESI) demeure persuadé de la capacité de la région à attirer des investisseurs d’envergure, malgré la fin du projet d’usine de production d’hydrogène et d’ammoniac à Pointe-Noire. L’entreprise TEAL Chimie et Énergie voyait grand pour la région. La PME envisageait notamment une usine de production d’hydrogène et d'ammoniac, un parc éolien et solaire de 500 MW, un bateau-ravitailleur et même des composantes d'explosifs miniers. Ce cul-de-sac, d'abord rapporté par le journal Le Nord-Côtier, est principalement dû à un manque d’électricité disponible. En juin dernier, la PME s’est vu refuser, à nouveau, sa demande auprès d'Hydro-Québec d’obtenir un bloc d'énergie. Cette fois-ci, TEAL voulait 40 mégawatts toute l'année, en plus d’un bloc de 100 mégawatts aux périodes de pointe. Jonathan Martel rappelle que l’entreprise souhaitait investir environ un milliard de dollars américains dans la construction de l’usine. Ça prend de l’énergie pour avoir une usine. Il n’y avait pas les conditions facilitantes pour qu’on s’arrange tout seul pour l’énergie. Hydro-Québec devenait un incontournable. Sans énergie, il n’y a plus de projet. La chimie verte sur la Côte-Nord, c’est terminé. Jonathan Martel est président et fondateur de TEAL Chimie et Énergie. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Jonathan Martel Le président de TEAL considère que les projets d’hydrogène et d'ammoniac ne génèrent pas autant d'engouement dans le milieu des affaires qu'il y a quelques années. Le directeur général de Développement économique Sept-Îles (DESI), Paul Lavoie, perçoit aussi une diminution de l'intérêt pour les projets d’hydrogène vert. Paul Lavoie est le directeur général de Développement économique Sept-Îles. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau Malgré la fin du projet d’usine septilienne, M. Lavoie se relève les manches. On est déçus que le projet de TEAL ne puisse pas aller de l’avant, mais c’est un signal qu’il faut continuer à travailler pour attirer des promoteurs. Le directeur général de DESI voit d’ailleurs un avenir prometteur pour l’acier vert. TEAL envisage toujours de faire affaire sur la Côte-Nord en produisant de l’électricité pour la vendre. La PME réfléchissait à l’idée d’une usine septilienne depuis 2014. Elle a investi quelques millions de dollars dans le projet.Le projet est terminé et on ne se déplace pas ailleurs. L’endroit idéal qui justifiait un modèle d’affaires, c’était Sept-Îles
, résume le président de TEAL, Jonathan Martel.
L’hydrogène et l'ammoniac en perte de vitesse?
C’est une dynamique mondiale. L’hydrogène et l'ammoniac verts ont perdu de l'attrait parce qu’il n’y a personne qui est prêt à payer le supplément. Pour celui qui va utiliser un kilogramme d'hydrogène ou un kilogramme d'ammoniac pour une utilisation qui remplace un combustible fossile, il y a un surcoût
, explique-t-il.L’énergie est disponible en beaucoup moins grande quantité qu'avant. Les projets d’hydrogène sont moins faciles que ce qu’on aurait pu croire il y a deux ou trois ans
, fait-il valoir.
L’intérêt que TEAL a manifesté pour s’établir à Pointe-Noire, on choisit de le voir comme la confirmation de ce qu’on sait déjà. On a le positionnement géographique et des infrastructures qui peuvent attirer des projets de ce calibre
, lance-t-il.On parle de transformer le fer en acier depuis les années 1940 à Sept-Îles. C’est fondamental que notre ressource naturelle commence à être transformée, du moins en partie, sur notre territoire
, ajoute M. Lavoie.
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