Saint-Boniface en bonne posture au concours Kraft Hockeyville
La mobilisation de la communauté de Saint-Boniface, en Mauricie, pour gagner le concours Kraft Hockeyville se poursuit. L’équipe derrière la mobilisation pour obtenir le grand prix de 250 000 $ peut maintenant espérer, puisque leur candidature trône maintenant au sommet des candidats du Québec.
Chaque année, des communautés partout au pays se mobilisent pour gagner le concours Kraft Hockeyville. Cette année, Saint-Boniface mène le bal des candidatures québécoises au concours.
Deux autres municipalités ontariennes, une de l'Alberta et une de la Nouvelle-Écosse, se disputent avec Saint-Boniface les cinq premières places au pays depuis quelques jours. Seulement quatre finalistes seront sélectionnées par le jury et soumises à un ultime vote pendant 24 heures, le 4 avril. Les résultats seront connus le 5 avril.
Instigateur de la candidature pour une deuxième année, Alexandre Gadoury espère qu’une municipalité du Québec l’emporte pour une première fois depuis 17 ans. Il se réjouit de la mobilisation citoyenne.
C'est encourageant, on voit que les gens ont une mobilisation derrière le projet, puis ça fait un projet de communauté aussi pour Saint-Boniface. Ça change un peu le message qu'on a peut-être vu sur les réseaux sociaux dans les derniers mois, finalement. Donc, c'est positif pour notre municipalité
, indique-t-il.
Pour marquer des points au concours, un plus grand nombre de citoyens doivent écrire un témoignage à propos de leur aréna. Selon la directrice de l’aréna, Natacha Pilotte, l’engouement se fait particulièrement sentir depuis deux semaines.
On voit là que c'est de plus en plus fort. On a des téléphones, on a des gens qui viennent nous porter leur histoire en main propre. C'est grandiose pour un petit village de 5000 habitants. Et là, on commence à y croire
, affirme-t-elle.
Mme Pilote souhaite ardemment que sa communauté remporte le concours, pour la survie de l’aréna.
Ça fait 15 ans que je suis ici et je souhaite que l'aréna soit encore là pour 15 ans. Mais elle a besoin d'amour, elle a besoin d'argent, elle a besoin qu'on investisse. Cet argent-là, c'est pas juste une fleur, c'est un besoin vital pour l'aréna de Saint-Boniface
, ajoute-t-elle.
Des témoignages touchants
Parmi les témoignages qui ont été reçus pour l’aréna de Saint-Boniface, il y a celui de Nancy Lesage, qui habite la municipalité depuis sa tendre enfance.
Elle a l’aréna tatoué sur le cœur, elle s’est impliquée pendant 20 ans au sein du club de patinage artistique de la région. Elle affirme que s'impliquer au sein de ce sport lui a permis de gagner confiance en elle.
Elle affirme qu’après une blessure qu’elle a subie en allant à une compétition de patin, le club et la possibilité de faire du sport au sein de l’aréna l’ont soutenue dans sa réhabilitation.
Au début, je me disais : "Ah, je ne serai plus bonne à rien faire". Mais au contraire, le patin m'a donné le goût de continuer. Puis tout a été arrangé. On faisait nos réunions en bas, pour que je puisse continuer à servir ma communauté, puis être là pour l'aréna.
Elle souhaite ardemment que l’aréna puisse être réparé.
Une mobilisation qui fait écho à l’arrivée de l’aréna
Il y a 25 ans, une poignée de citoyens de St-Boniface se regroupaient, ils voulaient un aréna. Ils en ont acheté un pour un dollar. Le bâtiment provenait de LG-1, à la Baie-James.
Avec des centaines de bénévoles, beaucoup d'huile de bras et un financement obtenu de 1,2 M$, l'aréna est devenu réalité.

L'aréna a été amené de la Baie-James, puis réassemblé par des bénévoles.
Photo : Radio-Canada / Hugo Mercier
Jacques Caron était là il y a 25 ans, il se rappelle de la mobilisation qu’il y avait autour du projet à ce moment.
Les gens ont contribué, les commerces ont contribué, les industries. Il y a aussi du financement des paliers gouvernementaux, la caisse Desjardins, donc il y a eu beaucoup de monde et beaucoup d'institutions qui ont participé à faire de ça un succès
, explique-t-il.
Il affirme qu’il s’agissait d’un projet qui se voulait dès le début rassembleur dans la région.
On voulait du patinage artistique, du hockey mineur, du hockey adulte et des événements. Le plus beau là-dedans, c'est pas juste de faire une bâtisse, c'est d'être capable de la faire fonctionner. Il y a du monde qui y travaille, des rencontres, des bénévoles, puis ça fonctionne encore après 25 ans, c'est ça qui est le plus beau
Un quart de siècle plus tard, l’aréna a besoin d'amour, de coûteuses rénovations sont nécessaires.

Le reportage de Barbara Leroux
Photo : Radio-Canada / Hugo Mercier
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