Un accord est signé entre le nord du Canada et le Groenland
Le Nord canadien et le Groenland ont entamé un renforcement de leurs liens économiques par un premier accord de collaboration signé le 19 février. Le président de l’Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor), Jimi Onalik, et le PDG de Nalik Ventures, Tomas Tyt Mogensen, ont signé cet accord pour renforcer le développement commercial des deux régions. Le document stipule la création d'une Nalik Ventures est un organisme du gouvernement du Groenland facilitant le développement économique des entreprises locales, notamment par des subventions, des services de conseils et des formations. Jimi Onalik, président de CanNor, explique que cet accord a pour but de mettre en relation les entrepreneurs du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest avec les entreprises expérimentant des défis et un environnement entrepreneurial similaires au Groenland. Selon le PDG de Nalik Ventures, cet accord est le premier pas d’une collaboration à long terme. Je pense que nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. Alors que le Yukon et l’Alaska sont connectés par une route et à quelques heures l'un de l'autre, le Nunavut et le Groenland sont connectés grâce à un vol depuis moins d’un an. Ce lien aérien, qui se doit d’être exploité pour subsister, a été le déclenchement des discussions en vue d'une collaboration, selon Jimi Onalik. Le vol direct entre Iqaluit et Nuuk, capitales respectives du Nunavut et du Groenland, a été particulièrement populaire auprès des Canadiens, qui ont occupé un peu plus de 60 % des sièges. Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey Parmi les secteurs mentionnés figure le tourisme, qui connecte les deux régions depuis de nombreuses années, notamment grâce aux croisières arctiques. Jimi Onalik donne l'exemple des entreprises qui ont des intérêts similaires et qui pourraient mieux faire part de leur expérience. Il propose d'ouvrir la discussion sur les ports pour que les communautés locales puissent bénéficier du tourisme des bateaux de croisière. Il ajoute que le Groenland est fervent de l’évolution de l'économie minière, qui est composée d’un pourcentage élevé de femmes inuit et autochtones. Nos amis du Groenland s'intéressent à comment garantir la participation des femmes dans un environnement traditionnellement dominé par les hommes. Il s'enthousiasme aussi de l'apport d’expérience en infrastructures du Danemark dans un contexte où la sécurité dans l’Arctique devient un enjeu stratégique. De nombreuses sociétés de développement appartenant à des groupes autochtones cherchent à se préparer à ce qui semble être un investissement accru dans la sécurité de l'Arctique. L’industrie de la pêche bénéficierait d’un partage de connaissances, estime Jimi Onalik, mettant en avant les infrastructures de transformation et de transport à destination de l’Asie à partir du Groenland. D'après lui, des discussions sur l'optimisation des ports seraient possibles. Cette future collaboration entrepreneuriale se veut une nouvelle voie pour développer la souveraineté des sociétés autochtones. Le Groenland et CanNor souhaitent voir le premier événement au Yukon dans les six prochains mois.main-d'œuvre qualifiée, l'amélioration de la gestion des grands projets de ressources et d'infrastructures, renforcer l'innovation dans le Nord, et en particulier pour les entreprises autochtones et les entreprises dirigées par des femmes.
Notre intention est de réunir les entrepreneurs pertinents, les chefs d'entreprise, et de voir ce qui se passe.
Augmenter les occasions pour les communautés autochtones

Les pêcheries hauturières appartenant aux Inuit canadiens utilisent les ports du Groenland et l'accès au marché par le Groenland.
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