Des entreprises reçoivent une facture salée avec la réforme de la collecte sélective
La hausse des frais de gestion des matières résiduelles exigés pour la collecte sélective sont une mauvaise surprise pour certains entrepreneurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. À la Fromagerie Boivin de La Baie, la hausse des frais d'Éco Entreprises Québec peut s'élever à 500 %, selon le produit. Le président-directeur du conseil d'administration et directeur des ventes, Luc Boivin, indique que cette facture n'était pas prévue dans le budget de son entreprise cette année. Il faut que les gens soient conscients que c’est une taxe déguisée, carrément. Par exemple, pour le fromage fondu Le Petit crémeux qui se vend dans des contenants de verre, ces nouveaux frais représentent une hausse de 4 % du prix qui sera payée par les consommateurs, en plus de l'augmentation causée par l'inflation. M. Boivin estime que ces frais ne feront que contribuer à l’inflation. À la Fromagerie Boivin, l'augmentation des écofrais causera une hausse des prix des produits. Photo : Radio-Canada / Julien Gagnon De son côté, le président de l'entreprise Morille Québec, Simon-Pierre Murdock, exprime un certain malaise devant les tarifs d'Éco Entreprises Québec et dénonce un manque de transparence. Les deux entrepreneurs exigent des allégements de la part d'Éco Entreprises Québec afin de mieux digérer la facture. Plus tôt cette semaine, la PDG d'Éco Entreprises Québec, Maryse Vermette, a indiqué par voie de communiqué qu'elle comprenait bien les préoccupations soulevées par les entreprises. L’organisme à but non lucratif a aussi confirmé que Pour atténuer les effets de la hausse des frais, Éco Entreprises Québec a notamment donné un mois de plus aux producteurs pour payer leur facture, soit jusqu’au 1er mars. Avec des informations de Myriam Gauthier et de Béatrice RooneyOn fait présentement des représentations auprès des bannières pour justement expliquer ces écofrais-là qui s’ajoutent aux hausses normales. On trouve ça compliqué, a indiqué Luc Boivin. On veut l’expliquer parce qu’on est très sensible aux consommateurs dans les hausses de prix.
Même le gouvernement met de la pression pour limiter les hausses et l’inflation à 2 %. Je trouve ça un peu contradictoire que les hausses proviennent des frais gouvernementaux en termes d’écofrais pour viser une cible qu’on ne sera pas capable d’atteindre au niveau de l’inflation alimentaire.

On n'a aucune idée de quelle façon elle est utilisée, dans le sens où l'implantation des centres de recyclage, des sites de récupération du verre, du plastique, on sait qu'ils sont déjà surchargés. Chaque année, lorsqu'on remplit notre rapport annuel pour recevoir notre facture, on demande toujours comment ils vont mettre ça en place
, dit-il.
Je pense que présentement, il faut mettre un gel sur cette taxe-là tant et aussi longtemps que le plan d'affaires chez Recyc-Québec et chez Éco Entreprises Québec n'est pas clair
, affirme Simon-Pierre Murdock.
Au minimum, étaler ces paiements-là sur plusieurs années parce que présentement, on chevauche deux systèmes avec le système à mettre en place
, soutient pour sa part Luc Boivin.Des mesures en place
des mesures de mitigation sont en place, alors que d’autres sont à l’étude avec le gouvernement du Québec
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