Un mois après la transaction, Rantanen tente encore de trouver ses repères en Caroline
Les Hurricanes de la Caroline ont frappé un grand coup le mois dernier en faisant l’acquisition de l’ailier Mikko Rantanen. Le défi est maintenant de faire en sorte que ce ne soit pas un coup d’épée dans l’eau. Le directeur général des Hurricanes Eric Tulsky a obtenu le meilleur joueur dans la transaction à trois équipes qui a entre autres envoyé l’attaquant Martin Necas du côté de l’Avalanche du Colorado. Or, Necas produisait à la cadence de plus d’un point par match cette saison en Caroline et il est sous contrat pour une autre saison, alors que Rantanen sera joueur autonome sans compensation à la fin de la présente saison. Il y a donc un certain impératif de faire en sorte que la venue de Rantanen rapporte d’une manière ou d’une autre aux Hurricanes, que ce soit en les aidant à vivre le long parcours éliminatoire qui leur a toujours échappé, ou en convainquant le Finlandais de signer à long terme avec eux. Lorsqu’on lui demande ce qu’il faudra pour qu’il appose sa signature à un contrat offert par son nouveau patron, Rantanen reste évasif. On peut comprendre Rantanen de dégager son territoire de la sorte. Mais les Hurricanes, eux n’ont pas beaucoup de temps à leur disposition. La date limite des échanges est le 7 mars et, sans qu’il s’agisse d’une date butoir, cela demeure néanmoins un moment névralgique dans la relation entre l’équipe et le joueur, car il est peu fréquent de voir un joueur de location fraîchement acquis s’entendre avec sa nouvelle équipe après la date limite des transactions. Rantanen lui-même sent-il le besoin de signer un contrat avant le 7 mars? Selon Elliotte Friedman, de Sportsnet, les Hurricanes ont offert un contrat de huit ans à leur nouveau poulain pendant la Confrontation des 4 nations. Une offre totale dans les neuf chiffres, a dit l’informateur, ce qui équivaut minimalement à un salaire annuel de 12,5 millions $ par saison. Il en faudra plus pour convaincre Rantanen, à qui plusieurs prêtent l’intention de réclamer un salaire comparable aux 14 millions $ par année que Leon Draisatil a pu soutirer aux Oilers d’Edmonton. Les Hurricanes devaient croire qu’ils avaient de bonnes chances de convaincre Rantanen en faisant son acquisition, mais ils ne peuvent pas non plus le forcer à signer. Au Colorado, Rantanen jouait avec deux autres supervedettes en MacKinnon et Cale Makar. La donne est différente en Caroline, où même son compatriote Sebastian Aho n’est pas tout à fait de ce calibre. Rantanen convaincrait facilement les Hurricanes ou une autre équipe de lui donner l’argent qu’il convoite s’il faisait la démonstration qu’il est capable d'être la locomotive de son équipe et qu’il n’est tributaire de personne pour produire à la hauteur de ce qu’il a démontré depuis le début de sa carrière. Mais Rantanen dit ne pas s’incomber ce genre de pression. Les choses ont déboulé pour Rantanen après le choc provoqué par l’échange. Les Hurricanes ont souvent été sur la route, il y a eu le congé de la Confrontation des 4 nations et, au milieu de tout cela, Rantanen n’a pas eu beaucoup de temps pour décanter. Sans compter que les rares victoires des Hurricanes récemment n’ont pas facilité son adaptation. Necas, lui, n’a pas mis de temps à s’ajuster au Colorado avec neuf points en dix matchs jusqu’à maintenant. Être passé de Jesperi Kotkaniemi à Nathan MacKinnon comme joueur de centre lui a certainement souri. L'an dernier, après que son arrivée à Vancouver ait eu un impact mitigé chez les Canucks, le centre Elias Lindholm s’était retrouvé de nouveau dans le moulin à rumeurs dans les semaines précédant la date limite des échanges. En fin de compte, il a terminé la saison à Vancouver et il a attendu le 1er juillet pour s’entendre avec les Bruins de Boston. Bien que des rumeurs semblables émanent autour de Rantanen, on voit mal comment les Hurricanes, après avoir cédé plusieurs actifs pour l’acquérir, sortiraient gagnants d’une seconde transaction impliquant Rantanen. La possibilité de retenir une portion de son salaire le rendrait accessible à un plus grand nombre d’équipes, certes, mais les plus compétitives voudraient probablement céder des actifs futurs pour ses services, et non réaliser un échange hockey. Or, dans la situation où ils sont, les Hurricanes veulent demeurer compétitifs et n’auraient aucun avantage à aller chercher des choix au repêchage ou des espoirs pour un joueur qui, au sein de leur formation, améliorent leurs chances de s’approcher de la coupe Stanley.Il s'est écoulé environ un mois depuis que l'échange a eu lieu, a-t-il rappelé. Étant donné qu’il y a eu l'affaire des 4 nations, ça a un peu mis les clubs de la LNH en pause, donc c'est difficile à dire. Je n'ai joué que sept matchs avec cette équipe et c’est difficile de penser à l'avenir, du moins pour l'instant. J'essaie juste d'être à l'aise et de trouver mes repères.
C’est dur à dire, je n’ai pas vraiment de réponse pour celle-là
, a répondu l’ancien de l’Avalanche, qui a été limité à un but et trois points à ses sept premiers matchs dans l’uniforme des Hurricanes.Être la locomotive
J'essaie simplement de jouer au mieux de mes capacités, de trouver de la chimie avec les autres joueurs et de jouer. Je ne pense pas vraiment à autre chose. Je veux juste bien jouer et aider l'équipe à gagner. On n’a pas été capables de gagner beaucoup ces derniers temps, on a perdu quatre matchs sur cinq. En autant qu’on gagne, tout le monde va jouer mieux, et pour moi aussi ça ira mieux.
Sur les chapeaux de roues
Je me sens plus à l'aise chaque jour, assure toutefois Rantanen. C’est sûr qu’avec la pause des 4 nations, les choses ont été freinées de ce point de vue-là, mais je me sens plus à l'aise chaque jour qui passe et les systèmes de jeu me viennent plus instinctivement. Je ne pense plus autant.
Au plan offensif, je me suis créé d'assez bonnes occasions de marquer, mais je n'ai pas été en mesure de les convertir ces derniers temps, que ce soit pour moi ou pour l'équipe. On doit capitaliser sur les occasions qu’on crée.
De nouveau échangé?
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