Les tarifs douaniers se taillent une place dans une rencontre sur la francophonie
Lors d'une visite officielle, des ambassadrices et ambassadeurs francophones et francophiles sont venus d'Ottawa pour rencontrer le gouvernement provincial afin de montrer que leur pays respectif peut être une alternative économique au partenaire américain. Crée en 2009, le Groupe des Ambassadeurs Francophones (GAF), sous l’égide de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a pour vocation Selon Patrick Van Gheel, ambassadeur de la Belgique au Canada et coordinateur du Groupe, si le français est un prétexte pour parler des aspects culturels de la francophonie, On a pris bonne note que la Colombie-Britannique souhaite diversifier ses sources de commerce et voilà, on offre tout un groupe des pays qui sont membres d'une organisation, qui partage les mêmes valeurs. Plusieurs ambassadeurs de la francophonie basés à Ottawa ont rendu visite au premier ministre de la Colombie-Britannique pour parler notamment de diversification économique. Photo : Gouvernement de la Colombie-Britannique En effet, la menace des tarifs douaniers lancée par le président américain Donald Trump a rapidement mené le gouvernement de la Colombie-Britannique à vouloir se distancier de son voisin du Sud. Les ambassadeurs du Maroc, du Rwanda, de la Côte d’Ivoire, de la Belgique, de la République du Congo (Brazzaville), du Sénégal, de la Grèce, de Chypre, du Tchad, du Cameroun, du Chili, du Ghana, du Costa Rica, du Gabon, du Luxembourg et de la Macédoine du Nord ont donc fait le déplacement jusqu'à Victoria et Vancouver. L'ambassadeur belge a aussi proposé à Adrian Dix, ministre responsable des affaires francophones, que la Colombie-Britannique se joigne à l'OIF comme membre observateur. D'autres provinces canadiennes, comme le Québec, occupent déjà ce rôle. Le ministre a de son côté discuté des collaborations possibles avec la province. La visite incluait aussi des rencontres avec des responsables des programmes francophones dans les institutions postsecondaires. D'ailleurs, la directrice générale de la Fédération francophone de la Colombie-Britannique, Emmanuelle Corne-Bertrand, voit dans cette rencontre l'occasion de planter des graines pour des collaborations futures avec des associations francophones en éducation, mais aussi en économie. L'exode des cerveaux des étudiants internationaux a également été un des points discutés : La francophonie représente 322 millions de locuteurs dans le monde, selon des chiffres de 2022 de l'Observatoire de la francophonie. Cette perspective a donné espoir à certains jeunes du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique, selon Emmanuelle Corne-Bertrand. Ceux-ci ont organisé un panel sur la notion d’insécurité linguistique.de créer et promouvoir des synergies au sein de l’espace francophone
, indique son site Internet.Une fois par an, le Groupe se rend en visite officielle dans l'un des territoires et provinces du pays. Il s'agit donc de la Colombie-Britannique pour 2025
, précise le communiqué de presse. il s'agit avant tout d'une mission politique évidemment, mais aussi d'une mission commerciale
.
Nous devons entretenir nos relations à l’international et les diversifier
, renchérit M. Eby, entouré des ambassadeurs.La Colombie-Britannique à l'OIF?
Nous voulons rendre nos liens plus résilients avec ces groupes, notamment en matière de santé et d’éducation
, note M. Dix.L'accueil des étudiants internationaux peut aider au développement du Canada [...] mais ils peuvent continuer à contribuer au développement de leur pays d'origine.
Les avantages de la francophonie
On parle souvent de francophonie en terme défensif au Canada alors qu’il y a une croissance mondiale
, rappelle l’ambassadeur belge. Nous venons donner une perspective mondiale
de l’avantage d’appartenir, de près ou de loin, à cette famille.Ce n'est pas forcément une notion de laquelle [les ambassadeurs] étaient familiers, mais ils étaient très intéressés
, estime-t-elle.
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