L’AÉFM demande des directives plus précises pour protéger les personnes 2LGBTQ+ à la DSFM
Un comité d’enseignants de l’Association des éducatrices et des éducateurs franco-manitobains (AÉFM) demande des directives plus précises afin de mieux protéger les membres de la communauté 2LGBTQ+ dans la Division scolaire franco-manitobaine. Le groupe souligne les inquiétudes croissantes des élèves et des enseignants lors de la réunion de la Commission scolaire franco-manitobaine mercredi. Pour la présidente de l'AÉFM, Désirée Papel, le comité est incertain quant aux directives de la DSFM, estimant qu’elles peuvent être soumises à interprétation. C’est des questions de logistique. Par exemple les toilettes, si tu es un élève qui s’identifie comme non-binaire, et que votre école est seulement munie de toilette pour garçons et filles, comment faisons-nous? Désirée Papel espère que la DSFM clarifiera sa position sur la participation sportive, les salles de bains et de rechange, les pronoms des élèves et le respect du personnel concernant ces différents points. Elle veut que la Division scolaire clarifie ses directives pour mieux encadrer les élèves et enseignants ayant une diversité de genre. Désirée Papel assure que le contexte politique américain inquiète aussi dans la communauté scolaire. Le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine, Alain Laberge, reconnaît que la directive administrative actuelle peut sembler peu concise. Il ajoute que la DSFM est en train d’élaborer une nouvelle directive administrative plus dynamique avec des conséquences plus claires pour les contrevenants. Ce n’est pas évident dans une directive administrative, si c’est un enfant de 4e année et moins si c’est un enfant de 8e année, on ne veut pas entrer dans ces détails. Je pense qu’on a des gens assez intelligents pour comprendre que les gestes sont lourds de conséquences et qu’il va en avoir, on ne peut pas rester muet devant ce genre de choses. Alain Laberge affirme que la nouvelle directive sera soumise au groupe d’enseignants pour voir si elle répond à ses préoccupations. Il assure qu’elle entrera en vigueur à la rentrée prochaine. De son côté, Désirée Papel rétorque que le comité ne veut pas attendre un an, mais qu’il n’a pas donné un calendrier précis afin de maintenir un esprit de collaboration.C’est une question assez urgente, nous voulons voir de l’action aussitôt que possible. Nous voyons ce qu’il se passe aux États-Unis, mais aussi nous voyons ce qui se fait dans certaines divisions scolaires en bien, mais aussi des choses que nous voulons éviter
, dit-elle.Un défi complexe
La personne qui se sentait lésée avant la programmation savait qu’elle pouvait faire appel, mais pour ce qui était des décisions administratives, avec une possible suspension, une possible rencontre, des choses comme ça, ça appartenait à une autre directive administrative
, dit-il.
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