Le projet QcRail gagne en intérêt, mais plusieurs obstacles subsistent
Le projet de chemin de fer entre Baie-Comeau et Dolbeau-Mistassini gagne de l’intérêt et pourrait être relancé, notamment en raison des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis, selon la Société ferroviaire Québec Rail (QcRail). Toutefois, la relance du projet demeure incertaine tant et aussi longtemps que celui-ci n'obtient pas de soutien des élus ou de l’industrie. Le projet d’un chemin de fer de 370 kilomètres reliant Dolbeau-Mistassini et Baie-Comeau, et se connectant à un grand Bien qu’il refuse de divulguer les noms de ces potentiels partenaires, Marcel Furlong précise qu’en coulisses, ces personnes Les communautés innues de Mashteuiatsh et Pessamit devront être consultées et le trajet du chemin de fer devra certainement être revu, estime Marcel Furlong. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin Pourtant, en 2024, le projet ferroviaire a été mis sur pause en raison du D’ailleurs, Marcel Furlong garde les pieds sur terre. Selon lui, Marcel Furlong indique qu'un nouveau tracé pourrait traverser la communauté de Normandin au Lac-Saint-Jean. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Quant à Guy Simard, directeur du développement industriel chez ID Manicouagan, l’un des deux commanditaires de QcRail et l’instigateur du projet, il juge que les infrastructures ferroviaires intracanadiennes méritent d’être développées pour Selon Guy Simard, l’objectif de cette initiative est de faciliter le transport de grains, de fertilisants, de produits forestiers et de minéraux critiques Guy Simard estime que « les connexions ferroviaires et l’amplitude du réseau dans l’est du pays sont beaucoup moins intégrées que dans l’ouest du pays ». (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Catherine Gosselin Pour sa part, Marcel Furlong n’écarte pas totalement la possibilité qu’une nouvelle mouture du projet, s’il était relancé, puisse inclure l’étude du transport d’hydrocarbures. Lors de la première étude de faisabilité, le transport d’hydrocarbures par le chemin de fer Dolbeau-Mistassini-Baie-Comeau avait été écarté Est-ce que, dans un contexte commercial ayant évolué, une nouvelle étude inclurait l’analyse des répercussions du transport d’hydrocarbures sur la rentabilité du projet? Jacques Renaud, professeur titulaire à la faculté des sciences de l'administration de l’Université Laval, n’est pas surpris par la volonté de certains élus et de l'industrie de repenser les chaînes d'approvisionnement pour les orienter davantage vers les provinces canadiennes et les marchés transatlantiques plutôt que vers les États-Unis. Toutefois, reconfigurer les chaînes d’approvisionnement du Canada et du Québec pourrait s’avérer difficile, soutient le professeur de l’Université Laval. Le marché canadien est beaucoup moins rentable que celui des États-Unis, et exporter vers l’Europe est plus coûteux. Le professeur Jacques Renaud de la Faculté des sciences de l’administration de l'Université Laval. Photo : Université Laval Avoir une infrastructure de transport et de chaîne d’approvisionnement, c’est une chose. La mettre en place nécessite qu'elle soit rentabilisée sur de grandes quantités de marchandises. C'est essentiellement le problème du transport au Canada. On est seulement 40 millions de personnes. Si le Québec souhaite se tourner vers des infrastructures ferroviaires et des oléoducs pour faciliter le transport de marchandises et d’hydrocarbures à l’intérieur du Canada, De son côté, le député de la circonscription de René-Lévesque, Yves Montigny, indique par écrit que Il ajoute que Québec corridor nordique
ferroviaire commençant à Winnipeg, au Manitoba, attire l’attention des curieux, selon le président de la société ferroviaire QcRail, Marcel Furlong.La vision d’un corridor nordique, dans la situation géopolitique actuelle, peut avoir un impact sur l’économie de la chaîne d'approvisionnement canadienne et autres. Il y a des gens qui sont intéressés à réanalyser ce projet, selon ce qu’on me dit
, indique Marcel Furlong qui occupe aussi les postes de préfet de la MRC de Manicouagan et président de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord.d’autres régions
souhaitent voir un nouvel itinéraire passant par le sud de la Côte-Nord, plus près des secteurs habités.
manque d'appétit
de la population du Saguenay–Lac-Saint-Jean. De plus, la première phase de l’étude de faisabilité, déposée en 2023, avait relevé d'importants enjeux d’ingénierie, notamment en raison de l’instabilité de certains sols.il est loin d’être certain qu’il va y avoir une étude du projet
, concède-t-il. Il dit vouloir attendre que de nouveaux partenaires offrent leur appui avant de relancer le projet. On est dans une période d’attente
, ajoute-t-il.
permettre à la Côte-Nord d’améliorer ses capacités logistiques
avec les États-Unis et l’Ouest canadien.en quantité suffisante pour permettre de rentabiliser le projet
. Il soutient que les oléoducs demeurent le meilleur moyen de transporter des hydrocarbures.
parce qu’on sentait que les populations et les parties prenantes n’auraient pas accepté qu’on transporte du pétrole et du gaz naturel
, dit-il.Je ne peux pas me prononcer là-dessus. Ça va être aux gens qui vont porter le dossier [de] décider
, répond Marcel Furlong.Reconfigurer les chaînes d'approvisionnement : une stratégie durable?
On a pris un peu la façon facile de dire : ''On a de gros clients tout près [aux États-Unis] et c’est plus facile de travailler avec eux que de faire des efforts pour commencer entre nous au Canada''
, dit-il.
il faut une implication gouvernementale majeure
pour permettre la réalisation de ces projets.le port de Baie-Comeau dispose d'une position stratégique et enviable pour connecter davantage le Québec aux marchés transatlantiques
.analysera toutes les initiatives
susceptibles de développer l'économie québécoise.
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