L’entreprise régionale A3 Surfaces va de l’avant malgré ses difficultés financières
L’entreprise régionale A3 Surfaces pourra survivre malgré ses 21 M$ de dettes alors qu’une entente a été conclue avec ses créanciers le 18 février pour effacer environ 16 M$ du montant total. Ce sont Desjardins et Investissements Québec qui vont absorber la majeure partie des créances non garanties. L’entente doit être homologuée par un juge le 10 mars dans le cadre du processus de la Loi fédérale sur la faillite et l’insolvabilité, selon l’actionnaire et président de A3 Surfaces, Guy Leblanc. Selon lui, cet allègement financier va permettre d’attirer davantage d’investisseurs. L’actionnaire mentionne que les tests obligatoires à l’homologation de la technologie par Santé Canada ont nécessité beaucoup d’investissements financiers dans les dernières années, tout comme le développement commercial de l’entreprise. A3 Surfaces avait reçu des aides financières de Québec et d’Ottawa pour qu’elle poursuive la commercialisation de sa technologie d’anodisation de l’aluminium, un traitement qui rend les surfaces antimicrobiennes. Cette invention est d’ailleurs brevetée depuis 2020. L’entreprise en développement vend déjà ses produits sur le marché européen. Elle n’a toujours pas l'homologation nécessaire pour les vendre au Canada. D’après Guy Leblanc, plusieurs années de développement peuvent être nécessaires à la rentabilité financière d’une entreprise. A3 Surfaces se concentre présentement sur le développement commercial en France. L’homologation de la technologie par Santé Canada peut nécessiter de sept à huit mois d'attente, selon Guy Leblanc. Le président est confiant d’atteindre la rentabilité dans un horizon d’un an.Après le 10 mars, ça veut dire que le bilan financier va être allégé. Le poids de la dette à rembourser va être beaucoup limité parce que c’est beaucoup d’investissements de capitaux pour rembourser uniquement la dette. […] Si on veut s’accroître, il y a de l’argent à investir, c’est difficile d’intéresser un investisseur externe, c’est ce qu’on a essayé de faire pendant deux ans
, explique Guy Leblanc.En Europe, mais pas au Canada
C’est sûr qu’on est pas Elon Musk. Tesla, ça a pris 15 ans avant d’avoir des revenus cash low positifs, mais c’est certain qu’au Québec, c’est dur de se rendre là pour de petits joueurs comme nous
, affirme le président.Depuis deux ou trois ans, on a une entente avec Foussier, qui est un très gros joueur dans la quincaillerie, c’est le plus gros joueur en France, ils ont plus de 100 magasins. [...] On a déjà, avec eux, vendu dans la dernière année pour 1,5 million d’euros
, met de l’avant l’actionnaire.
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