Des Québécoises réunies contre les politiques de Donald Trump
Interpellées, voire apeurées par les changements sociaux qui ont cours de l'autre côté de la frontière, des Québécoises se réunissent dans diverses villes de la province samedi pour dénoncer ce qu'elles jugent être des attaques envers les droits des femmes. À Montréal, des centaines de personnes ont convergé vers le consulat général des États-Unis, rue Sainte-Catherine. On est là pour dire, ensemble, qu'on n'acceptera pas ça. Ce recul ne se passera pas dans notre pays. Des gens forment une chaîne humaine alors qu'ils participent à une manifestation pour marquer la Journée internationale des droits des femmes devant le consulat des États-Unis à Montréal, le samedi 8 mars 2025.
Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, elles ont tenu huit minutes de silence en solidarité avec leurs D'autres manifestations ont eu lieu notamment à Québec et à Ottawa, mais aussi en Abitibi, au Saguenay, en Estrie et sur la Côte-Nord. Les deux instigatrices du mouvement Mères au front, Laure Waridel (au centre) et Anaïs Barbeau-Lavalette (à droite). Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes Manifester au Québec contre des décisions américaines est loin d'être un contresens pour les Mères au front. On veut leur dire qu'on ne se laissera pas faire. On est plus fortes que ça. Des dizaines de femmes sont rassemblées devant l'hôtel de ville de Sherbrooke pour la Journée internationale des droits des femmes. Photo : Radio-Canada / Alexandra Duchaine Plus encore, cette manifestation est une occasion, selon ses organisatrices, de La Journée internationale des droits des femmes a été soulignée à la grandeur de la planète avec en toile de fond, toujours, la réélection de Donald Trump. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Paris, entre autres, pour dénoncer la montée des discours masculinistes. Le reportage de Danielle Kadjo À Madrid, elles étaient plus de 25 000, selon les estimations des autorités, à réclamer En Italie, des marches ont eu lieu dans 60 villes. Partout, des hommes ont joint leurs voix à celles des femmes pour dénoncer ce qu'ils jugent être des reculs dans le combat pour l'égalité des sexes. Avec les informations de Agence France-PresseJe n'ai jamais eu autant besoin de sortir et de me retrouver ensemble
, a dit sur place la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette, co-instigatrice du collectif Mères au front, derrière cette manifestation. Comme plusieurs, je suis terrifiée devant ce qui se passe de l'autre côté de la frontière, particulièrement le droit des femmes.

sœurs de l'autre bord de la frontière
, a expliqué Mme Barbeau-Lavalette.
Être ensemble
On sent déjà leur idéologie arriver ici
, a affirmé l'autre instigatrice du collectif, l'écologiste Laure Waridel, ciblant précisément les propos du président Donald Trump et du milliardaire Elon Musk.On envoie un message politique à nos élus : les valeurs d'extrême droite, on n'en veut pas au Québec, on n'en veut pas au Canada
, a-t-elle ajouté.
briser l'isolement
et de se mettre en mouvement
. Elles souhaitent ainsi amoindrir le sentiment d'impuissance que plusieurs ressentent, selon elles, devant les bouleversements aux États-Unis.Nous sommes le contre-pouvoir
, a lancé Anaïs Barbeau-Lavalette. Donald Trump ne l'écrira pas sans nous, cette histoire-là.
Les gens sous-estiment le pouvoir qu'ils ont. On a l'impression que ça ne sert à rien d'aller à des manifestations, de se mobiliser, alors que c'est fondamental. C'est leur laisser la porte grande ouverte que de ne pas résister
, a ajouté plus tard Mme Waridel, invitée sur le plateau de RDI samedi après-midi.Des manifestations partout dans le monde

une égalité réelle, pas de pacotille
. L'Espagne est souvent considérée comme une pionnière en matière de lutte contre les violences de genre.
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