Un marché rimouskois aux couleurs féministes
À Rimouski, la journée de mobilisation féministe organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, qui devait se tenir samedi, a été reportée dimanche en raison de la tempête hivernale qui a sévi dans les derniers jours dans l’est. Malgré les contraintes météorologiques des derniers jours, le Comité élargi 8 mars de Rimouski a tenu à maintenir son marché des initiatives féministes et quelques ateliers de mobilisation dimanche au Musée régional de Rimouski. On a beaucoup de fierté que tout ait pu être maintenu, malgré la température qui n’était vraiment pas à notre avantage. Aujourd’hui le soleil brille, puis de toute manière, on est toujours en lutte. Anne Lavoie travaille pour le CALACS de l'est du Bas-Saint-Laurent et est aussi membre du Comité élargi 8 mars de Rimouski. Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer Pour le comité organisateur, cet événement est une occasion pour des collectifs féministes, des organismes communautaires, des artistes et des artisanes de se rassembler et de tisser des solidarités. L'artisane Lo Valenzuela, derrière la petite entreprise textile Folle Gambade, qui propose des tuques et des cagoules tricotées à la main. Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer Le Comité féministe du Cégep de Rimouski était présent lors du marché. Clara Calosi remarque un engouement et un engagement plus fort auprès du Comité féministe du cégep rimouskois. J’ai vu énormément de publications sur les réseaux sociaux du monde du cégep pour le 8 mars, pour la Journée internationale du droit de la femme, donc je pense que ça se connaît de plus en plus. Clara Calosi est la coordonnatrice du comité féministe du cégep de Rimouski. Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer Le Comité élargi 8 mars de Rimouski se rassemble à chaque année dans le but d'organiser des activités au Bas-Saint-Laurent pour la Journée internationale des droits des femmes. Le comité est composé de différents organismes communautaires, de groupes militants, de comités féministes d’établissements scolaires notamment. Avec les informations de Raphaëlle Ainsley-VincentOn a vraiment mis toutes nos énergies pour maintenir le marché des initiatives féministes. On est tellement fiers de ce projet-là
, affirme Anne Lavoie, membre du Comité élargi 8 mars de Rimouski-Neigette.
En tant qu’exposante, je pense que c’est le fun de pouvoir représenter, de mettre en lumière aussi toutes les personnes du Bas-Saint-Laurent. […] Il y a beaucoup de beau travail qui se passe en ce moment
, constate l’artisane et exposante Lo Valenzuela.
On voit à quel point c’est un succès et à quel point c’était aussi un besoin de rassemblement. C’est avec tout ce qui se passe en lien avec la montée de l’extrême droite, on avait vraiment un besoin de miser sur nos solidarités féministes
, fait valoir Anne Lavoie, qui travaille également au CALACS de l’est du Bas-Saint-Laurent.Pouvoir avoir ce lien-là avec nos communautés, c’est très important pour le comité que je pense que c’est pour ça qu’on est là aujourd’hui
, confie Clara Calosi, coordonnatrice de ce comité.On commence à avoir de plus en plus de gens qui m’écrivent pour venir se joindre à nos rencontres. Alors oui, je dirais qu’il y a quand même un bon mouvement
, explique-t-elle.
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