Une crise de surdoses épuisante pour les intervenants à Saskatoon
Les risques d’épuisement professionnel sont bien réels parmi le personnel de la caserne de pompiers no 1 au centre-ville de Saskatoon. Comme cette centrale est située sur Idylwyld Drive, ses pompiers sont très souvent appelés à répondre aux appels de surdose, qui sont plus fréquents depuis le mois de février et l'arrivée de nouvelles substances dangereuses. Pendant cinq jours depuis le 1er mars, le Service d'incendie de Saskatoon a été appelé à intervenir pour une moyenne de 19 surdoses par jour. La semaine dernière, 37 appels ont été reçus pour des surdoses en l'espace de 24 heures et, selon l'Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA), plusieurs décès suspects récents pourraient être liés à des surdoses. Cette situation a amené la SHA à déclencher une alerte le 6 mars dernier. Quand ils répondent à un grand nombre d'appels en lien avec des surdoses, les pompiers sont moins disponibles pour répondre à des appels pour des problèmes plus courants, explique le pompier Jayden Poirier. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Liam Richards En entrevue à CBC, le pompier Jayden Poirier a dit constater l’épuisement et la frustration des troupes à la caserne de pompier no 1, tant cette crise et la dépendance aux drogues paraissent insurmontables. On va voir les mêmes personnes plusieurs fois par jour, des personnes qui portent même encore un bracelet d’hôpital. Il remarque davantage de signes d'épuisement parmi les membres des équipes qui répondent aux appels de surdoses. Les premiers répondants ont le sentiment de faire face aux mêmes problèmes jour après jour et sont accablés de voir des gens mourir sans que rien ne soit fait. On dirait que la société s'arrange avec cela, car rien ne change. Le grand nombre d'appels reliés aux surdoses a un autre effet : cela amène le Service d'incendie à délaisser d’autres urgences plus La crise a aussi un effet sur les organises communautaires. La directrice générale de Prairie Harm Reduction (PHR), à Saskatoon, Kayla DeMong, affirme qu'il y a eu plus de 230 surdoses depuis le 24 février, selon le décompte de son organisme. Elles se produisent dans toute la ville et touchent toutes les catégories démographiques, pas seulement les quartiers centraux ou les personnes vivant dans la rue. Kayla DeMong demande que la SHA déclare une urgence de santé publique. La semaine dernière, l’organisme a dû fermer temporairement son centre d’accueil pour déployer ses employés dans les rues de la ville afin d'y faire de la prévention. Son centre d'injection supervisée est cependant resté ouvert. Le centre d'injection supervisée de Prairie Harm Reduction, à Saskatoon, reste ouvert. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Jeremy Warren La SHA rappelle que les personnes qui sont témoins d’une surdose et qui appellent le 911 sont protégées par la loi fédérale du bon samaritain et ne pourront être accusées de possession de drogues lorsqu’elles cherchent à obtenir de l’aide. Des trousses gratuites de naloxone à emporter sont également disponibles dans plus de 450 emplacements dans la province. Avec des informations de Jeremy Warren Une substance inhabituellement puissante et potentiellement mortelle circule dans la région de Saskatoon
, a-t-elle déclaré. Cette drogue prend la forme de morceaux rose clair, violet foncé, ou l peut s'agir d’autres substances inconnues.

Tout de même, il existe du soutien par les pairs et ceux-ci font de leur mieux pour prendre des nouvelles les uns des autres
, précise-t-il.Une saturation des effectifs
traditionnelles
, indique Jayden Poirier. Souvent, les camions de la caserne sont mobilisés pour différents appels, ce qui est frustrant car il n'y a pas de pompiers disponibles pour un incendie
, explique-t-il.Nous sommes tous en train de nous effondrer parce que nous n'arrivons pas à suivre. Ce devrait être le travail de la SHA à ce stade d'intervenir et de fournir certaines de ces ressources
, affirme-t-elle en entrevue à CBC.
Advertising by Adpathway









