Soupçonnée d’avoir donné de la mélatonine à des enfants, elle pourrait diriger un camp
L'éducatrice soupçonnée d'avoir donné de la mélatonine aux enfants d'un centre de la petite enfance (CPE) de Trois-Rivières en 2023 pourrait diriger un camp de jour à Saint-Barnabé l'été prochain. Lorsque les événements seraient survenus à la garderie les P'tits samouraïs, la femme était également à l’emploi de la Municipalité de Saint-Boniface, au service des loisirs. L'éducatrice a été congédiée de la garderie, mais la municipalité a ouvert une enquête et l’a placée en congé sans solde depuis les événements. Au terme de l'enquête, aucune accusation n’a été retenue contre elle. Le conseil municipal a voté en faveur de sa réintégration et souhaite lui confier la responsabilité du camp de jour. L’organisme qui était chargé de la gestion des camps de jour l’an dernier n’a pas souhaité offrir ses services à Saint-Barnabé cette année en raison d’une facture impayée. Interpellés par des parents inquiets d’avoir accès à un camp pour leurs enfants, les élus ont décidé de voter en faveur de la réintégration de l’employée. Ce sera à elle de décider si elle accepte ou non de retourner dans ses fonctions et de diriger le camp de jour. C'est l'option privilégiée par le conseil pour être en mesure d'offrir un camp de jour cet été. Certains parents manifestent toutefois leur malaise. François Martel a trois enfants, dont deux en âge de fréquenter le camp de jour. Il songeait déjà à garder les enfants à la maison tout l’été en raison de l'incertitude entourant la tenue d'un camp de jour à Saint-Barnabé. La solution proposée par le conseil ne le convainc pas. Le couple affirme qu’il a un déficit de confiance envers l’administration municipale. Joint au téléphone, un conseiller municipal admet que l'ancienne éducatrice n'aurait pas été son premier choix, étant donné le contexte qui a mené à sa suspension. Toutefois, il insiste pour dire que les élus souhaitent offrir un camp de jour de qualité aux familles de Saint-Barnabé et reconnaît que l'employée a fait de l'excellent travail dans le passé. Selon lui, Saint-Barnabé avait Le maire de Saint-Barnabé, Guillaume Laverdière, a décliné notre demande d'entrevue. Il souligne par courriel qu’aucune accusation n’a été déposée contre l'employée à la suite de l’enquête conclue en 2024.Ça me semble un mauvais choix de placer cette personne-là dans ce rôle-là, pour des raisons qui me semblent évidentes. Je ne connais pas personnellement la personne, mais d’un simple coup d'œil, il y a beaucoup de questions que ça soulève
, affirme-t-il. Sa conjointe, Rose Lewis, ajoute : Ça n’ajoute pas à ma confiance en cette organisation-là.
Est-ce que ça a été fait parce qu’on n’y a pas pensé et qu’on a fait ça à la dernière minute, ou est-ce que c’est un choix réfléchi?
se questionne François Martel. l'un des plus beaux camps de jour
lorsqu'il était organisé par cette femme.
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