Guerre commerciale : « Il va venter fort » pour l’industrie métallurgique
Tarifs de 25 % ou de 50 %, droits de douane et surtaxes : les industries de l’acier et de l’aluminium sont aux aguets des soubresauts de la guerre économique entre le Canada et les États-Unis. Dans tous les cas, le climat d’instabilité fait des dommages, signalent des acteurs de la région. En début de journée, Donald Trump a haussé le ton dans cette guerre tarifaire, annonçant qu’il fera passer de 25 % à 50 % les droits de douane sur l’acier et l’aluminium. Il répondait à une décision du premier ministre ontarien d’imposer une surtaxe de 25 % sur l'électricité exportée aux États-Unis. Le gouvernement ontarien a finalement fait volte-face mardi après-midi après avoir discuté avec le secrétaire au Commerce américain. Donald Trump a depuis indiqué être ouvert à faire marche arrière. Ce climat d’incertitude est néfaste pour l’industrie, rappelle le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux. L’acharnement du président américain pourrait être Pour l’aluminium, le Syndicat était jusqu’à présent plus optimiste. Le directeur québécois du Syndicat des Métallos, Dominic Lemieux, estime que les PME seront les principales victimes des tarifs douaniers. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Claude Bouchard Toutefois, le rapprochement entre les États-Unis et la Russie depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche est de mauvais augure pour l’aluminium québécois, selon lui. Des fermetures d’entreprises et des pertes d’emplois sont à prévoir, croit Dominic Lemieux. Sur la Côte-Nord, les PME qui se concentrent dans la transformation seront les plus affectées, avertit-il. Le directeur général de Développement économique Port-Cartier, Bernard Gauthier, s'attend à ce que des entreprises de la Côte-Nord aient besoin d'aide dans les semaines et mois à venir. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Mathieu Boudreault Ce dernier s’attend à ce que plusieurs entreprises nord-côtières aient besoin de liquidités à court ou moyen terme afin de faire face aux conséquences tarifaires. Dans les semaines à venir, les gouvernements et les industriels devront prendre des décisions stratégiques pour minimiser les dommages, croit-il Avec les informations de Nazdar Royvraiment catastrophique
pour le secteur de l’acier, qui faisait déjà l’objet d'importantes inquiétudes, indiquait-il plus tôt mardi, réagissant aux plus récentes menaces de Donald Trump.Le spectre de l’aluminium russe
Là, ça nous inquiète un peu plus
, témoigne Dominic Lemieux.Demain matin, les Américains [...] ne seraient pas capables de construire rapidement des alumineries. De toute façon, ils n'ont pas l'électricité [dont dispose le Québec]
, affirme-t-il.
La Russie, elle, a des capacités en aluminium.
Selon nos informations, les Russes pourraient exporter deux millions de tonnes d'aluminium aux États-Unis, ce qui serait catastrophique pour l’industrie québécoise
, ajoute-t-il.Déjà des impacts
Dans certains secteurs, on remarque déjà des ralentissements. Il va venter fort
, illustre-t-il.Si l’exportation de l’acier ralentit, la transformation du minerai de fer en acier va être aussi influencée
, confirme le directeur de développement économique Port-Cartier, Bernard Gauthier.Le développement économique se fie beaucoup sur la prévisibilité des choses
, rappelle-t-il. Ces jours-ci, les choses bougent à une vitesse insensée, observe Bernard Gauthier.
Ce qu'il faut faire, c’est s’armer de patience
, conseille M. Gauthier aux entreprises.
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