La suspension d’un programme de prêts inquiète des éleveurs bovins
L’inquiétude monte d’un cran chez des éleveurs bovins de l’Alberta, alors que le gouvernement provincial a annoncé qu’il suspendait l’un des programmes de prêts financiers du secteur que propose une coopérative, accusée de mauvaise gestion. Cette nouvelle s’inscrit dans un contexte où les éleveurs de bétail sont déjà préoccupés par les droits de douane américains sur les importations canadiennes. La Picture Butte Feeder Cooperative (PBFC), la plus grande coopérative de financement de bétail de la province, fait présentement face à des allégations de mauvaise gestion. En janvier dernier, le ministre de l’Agriculture et de l’Irrigation de l’Alberta, RJ Sigurdson, a ordonné une interdiction pour la coopérative d'accorder d'autres prêts financiers à ses membres dans le cadre du programme. Selon le ministre, la coopérative serait en tort après avoir notamment accepté des membres inadmissibles au programme, utilisé des prêts à des fins inappropriées, accordé plus d’avances que prévu et fait obstruction aux inspections provinciales. En réponse, la coopérative a demandé au tribunal l'autorisation de nommer un responsable de la restructuration, la firme de consultation Alvarez & Marsal, pour superviser ses opérations et travailler à la levée de la suspension du prêt. À l’issue de cette ordonnance, de nombreux membres du conseil d’administration de la PBFC ont démissionné. Ceux restants devaient démissionner après la nomination d’Alvarez & Marsal, selon des documents de l’entreprise. De plus, selon le site de la compagnie de reprise, la PBFC doit un peu plus de 281 millions $ à ses prêteurs en vertu d’un accord de crédit, ce qui correspond approximativement au montant que la PBFC a prêté à ses membres. Compte tenu de l'arrêt ministériel, la PBFC a indiqué que ses membres ne pouvaient actuellement pas accéder au financement qui, selon l’entreprise, est Selon ce document, la PBFC comptait 227 membres actifs en août 2024. Certains éleveurs bovins se servent des prêts financiers pour acheter la nourriture qu'ils donnent au bétail. (Photo d'archives) Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh En outre, le vice-président estime que cela pourrait entraîner un effet de vague à travers la région de Picture Butte, une municipalité dans le sud de l’Alberta qui compte de nombreux agriculteurs. De son côté, le vice-président de l’Alberta Cattle Feeders Association, Curtis Vander Heyden, a écrit dans un courriel qu’il y avait présentement D’abord, il explique que certains membres qui possèdent du bétail et qui sont financés par la PBFC ne sont pas en mesure d’avancer les fonds supplémentaires nécessaires pour couvrir les frais d’alimentation de leurs bêtes. Ensuite, il souligne que d'autres éleveurs ont des dépôts de garantie ou des financements approuvés qui sont bloqués et ne peuvent donc pas les utiliser pour acheter du bétail. Nous voulons nous assurer que le programme demeure viable et disponible pour tous les producteurs. CBC/Radio-Canada a envoyé des courriels à tous les membres du conseil d'administration restants. Certains ont refusé de commenter, tandis que d'autres n'avaient pas encore répondu lors de la publication de cet article. George L’Heureux, qui est un porte-parole pour la Feeder Association of Alberta, a indiqué que le conseil de l’organisation travaillait avec toutes les parties impliquées afin de fournir une réponse rapide. Avec les informations de Joel DrydenDes perturbations
importantes et sans précédent
essentiel pour les activités et les moyens de subsistance de nombreux éleveurs
.Si le PBFC n'est pas en mesure de satisfaire aux exigences de conformité [énoncées dans l'ordonnance], il en résultera d’une perturbation importante et sans précédent pour les membres et leurs exploitations respectives
, peut-on lire dans un affidavit du vice-président de la coopérative, Tony Ankermann.
du stress et de l’inquiétude
chez les éleveurs pour deux raisons.
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