Des étudiants de l’UQTR jouent à la bourse en temps réel
Une bande défile au-dessus des têtes de quelques dizaines de personnes. Plusieurs ont le regard fixé sur les chiffres qui y sont affichés. Leur regard alterne entre la bande défilante et leur écran d’ordinateur. Le temps d’une journée, la bourse s’est invitée à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) à l’occasion du Dégel boursier, une simulation boursière dynamique qui s’approche grandement de la réalité. L’événement, organisé par l’Association des étudiants en sciences comptables et administratives, se veut complètement immersif. De l’argent est réellement en jeu. Impossible toutefois de le perdre à la bourse. Les participants peuvent plutôt mettre la main sur l’un des trois prix pour les équipes les plus performantes. L’équipe championne est repartie avec 500$. Les étudiants doivent analyser les nouvelles financières en temps réel, élaborer leur stratégie et faire les bons choix pour maximiser les gains virtuels. À un certain moment lors de la simulation, la production de lithium était en difficulté, alors que quelques minutes plus tard, les ventes d'une entreprise de lait ont augmenté après le placement de produit d'une influenceuse. Le scénario prévoyait des problèmes dans la production de lithium et la hausse soudaine des ventes d'une entreprise en raison de la publication d'une influenceuse. Photo : Radio-Canada / Raphaël Poliquin Les étudiants devaient s'adapter en temps réel aux fluctuations des marchés boursiers lors de nombreux scénarios fictifs, mais réalistes. Rarement a-t-on autant parlé d’économie dans l’actualité. Tous les jours, les médias rapportent les effets des plus récentes décisions de l'administration Trump sur les marchés boursiers. Mais plusieurs ne comprennent pas nécessairement bien les rouages de la finance. Pas besoin d’être un expert de la finance pour participer à la simulation. Elle s'adresse autant aux étudiants dans le domaine qu’à ceux qui veulent découvrir un monde qui leur est inconnu. Les organisateurs souhaitent tenir le Dégel boursier chaque printemps. 
C'est juste que j'avais beaucoup d'actions. Au moment où ça a kraché, il ne fallait pas que je revende mes actions, sinon je perdais de l'argent pour rien
, raconte l’un des participants.Démystifier les marchés boursiers
Le risque, il est probabiliste, il est calculable. L'incertitude ne l'est pas. On a eu une dynamique boursière un peu inquiétante qui s'explique grandement par l'incertitude qui règne autour des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis
, explique le professeur au département de finance et économique à l’UQTR, Foued Chihi.On le vit présentement, les hauts, les bas du marché quand quelqu'un prend une décision, quand quelqu'un parle de quelque chose oups, ça baisse, ça monte, etc. On rentre les jeunes dans une situation qui ressemble vraiment à ça. Eux ont à prendre des décisions, est-ce qu'ils vont vendre le stock, est-ce qu'ils vont le garder
, ajoute le chargé de cours en finance Carl Lebel. C'est super important parce que nécessairement, même si les étudiants ne sont pas en finance, ils vont probablement s'intéresser à tout ce qui est marché, à toutes les nouvelles économiques, sachant que les nouvelles économiques peuvent jouer grandement sur leur portefeuille personnel
, affirme le vice-président aux partenariats à l’Association des étudiants en sciences comptables et administratives à l’UQTR, Samuel Cormier.
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