Unir le savoir ancestral et occidental au Sommet du béluga
Les gardiens de savoirs traditionnels, des chasseurs et des chercheurs se sont retrouvés pendant trois jours au deuxième Sommet du béluga à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest. Près de 100 personnes de la région désignée des Inuvialuit, et d’ailleurs, ont discuté des bélugas et partagé leurs trouvailles scientifiques et leurs expériences de terrain, combinant les savoirs ancestraux aux données occidentales. Herb Nakimayak, qui est le président du Comité mixte de gestion de la pêche (CMGP), a accueilli le sommet, dont le premier a eu lieu en 2016. Toutes les communautés inuvialuit de la région désignée des Inuvialuit sont présentes aujourd'hui, ainsi que leurs partenaires de recherche qui viennent de l'extérieur du territoire. Pour lui, le Sommet du béluga a justement l’objectif de combler le fossé entre les connaissances traditionnelles et la science occidentale. Des pêcheurs des six communautés inuvialuit de Paulatuk, de Sachs Harbour, de Tuktoyaktuk, d'Inuvik, d'Aklavik et d'Ulukhaktok ont donné des informations sur la population locale de bélugas et sur le nombre de baleines capturées. Près de 100 participants de toute la région des Inuvialuit et d'ailleurs étaient présents à Inuvik pour le Sommet du béluga qui s'est achevé jeudi. Photo : Radio-Canada / Dez Loreen Herb Nakimayak explique que les données montrent que le suivi des populations de baleines est devenu plus précis et moins dérangeant pour les bélugas. Nous avons parlé de choses comme le marquage dans le passé, les drones et les différents types de technologie qui ne sont pas aussi invasifs. C’est pour nous assurer que nous ne mettons pas trop de pression sur les bélugas dont nous dépendons en raison de les nutriments qu'ils nous apportent. Participant au sommet, Jimmy Kalinek, qui vient d'Inuvik, raconte qu'il a passé toute sa vie sur le territoire. Les aînés et les membres de sa famille, qui se déplaçaient aussi pour chasser et récolter leur propre nourriture, ont été les guides de son savoir. Pendant les présentations et les discussions du Sommet, Jimmy Kalinek a affirmé l’évidence, selon lui, que les Inuvialuit adoptaient la bonne approche en matière de recherche nordique. Le président du CMGP espère que d'autres recherches menées par des autochtones s'inspireront de leur modèle et l'utiliseront dans leurs propres travaux de surveillance de la faune et de la flore. Les données que nous apportons, avec les connaissances traditionnelles et la science occidentale, sont de super qualité! Avec les informations de Dez Loreen Rapprocher les savoirs traditionnels et la science occidentale

Les connaissances que j'apporte à la table proviennent de nos aînés, des professeurs qui m'ont enseigné et des amis qui ont beaucoup de connaissances et qui les partagent avec moi
, a déclaré Jimmy Kalinek.Proposer un modèle
Nous améliorons la façon dont la recherche est menée sur les espèces, mais cela pourrait également constituer un bon modèle pour les connaissances autochtones sur de nombreuses autres espèces qui font l'objet d'une surveillance, non seulement dans l'Arctique, mais aussi dans le monde entier
, dit Herb Nakimayak.Tout le monde se dit : "Wow, vous faites du très bon travail là-haut!", et je pense qu'il y a là un réel sentiment de fierté, et tous les Inuvialuit devraient en être fiers,
ajoute-t-il.
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