L’exportation de la palourde royale à la merci des tarifs chinois
Les pêcheurs de panopes du Pacifique de la Colombie-Britannique se préparent aux contrecoups des tarifs douaniers de 25 % que la Chine impose sur toutes les importations de ce fruit de mer. Cela est un énorme coup livré à l’industrie canadienne qui lui vend annuellement l'équivalent de 75 millions $ en panopes provenant entièrement de la province. La Chine a imposé des tarifs allant de 25 % à 100 % sur un certain nombre de produits canadiens pour répliquer à la taxe canadienne de 100 % sur les véhicules électriques chinois et les prélèvements sur l’acier et l’aluminium. Dans un contexte de guerre tarifaire, l’heure est à la diversification pour les exportateurs canadiens, mais ce n’est pas si simple avec de telles barrières commerciales à franchir, selon Christina Burridge, directrice de l'Association des fruits de mer de la Colombie-Britannique. D’après Mme Burridge, les pêcheurs de ces panopes, communément appelées palourdes royales, qui peuvent facilement peser deux kilos, ont déjà cessé leur pêche. Ils s’attendent, dit-elle, à une plus faible demande pour leurs produits de la Chine. Elle rappelle également que les panopes doivent être vendues vivantes, puis livrées dans les deux jours suivant le moment de leur pêche. Mme Burridge a dit ne pas savoir avec certitude si les tarifs de 25 % sur les produits de la mer seront appliqués dans les départements chinois de Hong Kong et de Macao, les deux marchés représentant les 5 % restants des exportations de panopes canadiennes qui ne sont pas destinées à la Chine continentale. En attendant, elle affirme que les restaurants locaux pourraient profiter de l’achat de panopes moins chères, mais cela ne réglerait pas le problème des pêcheurs qui cherchent des moyens de récupérer les revenus qu’ils ont perdus en Chine. Christina Burridge espère toutefois que des marchés comme le Japon pourront être développés. Nico Prins, le directeur général de l’Association des éleveurs de fruits de mer de la Colombie-Britannique, dit que les pêcheurs de panopes ont déjà tenté de diversifier leurs activités en faisant des campagnes de promotion dans des marchés comme celui de Singapour et de l’Espagne, rappelant qu’une économie affaiblie en Chine avait fragilisé leur industrie avant même l’imposition des tarifs. Il a ajouté que développer de nouveaux marchés prenait du temps, chose que les pêcheurs de panopes n’ont pas. Et c’est un coup de poing au ventre pendant une saison qui est déjà difficile. Les panopes du Pacifique peuvent vivre au-delà de 100 ans et sont habituellement pêchées par des plongeurs en Colombie-Britannique. La chair qui se trouve dans les coquilles peut être utilisée dans divers plats mijotés ou dans des soupes. On peut également la faire sauter à la poêle ou la servir crue comme sashimi. Avec les informations de La Presse canadienneDu désarroi, assurément. De la peur. Tout cela va être vraiment très difficile
, dit-elle pour décrire l’état d’esprit dans lequel se trouvent les membres de l’Association, ajoutant que trouver une solution de remplacement au marché chinois serait carrément impossible.Des nouveaux marchés à développer
Les fermiers peuvent au moins laisser leurs produits en stock. Ils peuvent attendre et ont un peu de flexibilité, mais on ne sait évidemment pas pour combien de temps, alors la liquidité devient en quelque sorte une contrainte
, dit-il, ajoutant Je qualifierais cela de dévastateur, spécifiquement pour la culture de la panope en Colombie-Britannique.
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