Les candidats à la chefferie du PLQ expriment leurs idées à Chicoutimi
Plus d’une trentaine de personnes ont répondu à l’appel du Parti libéral du Québec (PLQ) mercredi soir lors d'un rassemblement militant dans le cadre de la course à la chefferie, à l’hôtel La Saguenéenne à Chicoutimi. Les quatre candidats à la chefferie, Pablo Rodriguez, Charles Milliard, Marc Bélanger et Mario Roy, ont pu exprimer leurs idées.
À tour de rôle, ils ont fait une allocution d’une dizaine de minutes, en plus de répondre aux questions des militants.
Le candidat Pablo Rodriguez a été le premier à prendre la parole devant les militants. Il a dit vouloir, s’il est élu chef, créer un comité de la victoire
afin d’aider le parti à remporter l’élection provinciale de 2026.
Celui qui est au Saguenay–Lac-Saint-Jean depuis deux jours a également dit ressentir beaucoup de chaleur
des gens de la région au cours de sa visite.
C’est typique de la région. Ça fait depuis 1991 que je fais des tournées politiques. Je sens une ouverture envers le Parti libéral du Québec. [...] Il faut arrêter de prendre des décisions à Montréal ou à Québec. Ici, il y a des besoins spécifiques
, a-t-il affirmé.

Les candidats Charles Milliard, Mario Roy, Pablo Rodriguez, Marc Bélanger et le président régional du PLQ, Paul-Eugène Grenon.
Photo : Radio-Canada / Julien B. Gauthier
GNL-Québec refait surface
Certains candidats, dont Mario Roy, ont notamment affirmé leur appui au retour du projet de GNL-Québec, rejeté par les gouvernements provincial et fédéral.
M. Roy a d’ailleurs déclaré qu’il souhaitait exploiter les ressources naturelles du Québec, dont le pétrole. Il s’est aussi dit en faveur du projet d’oléoduc Énergie Est, abandonné par TransCanada en 2017.
Il faut absolument développer nos ressources, exploiter nos ressources, développer notre économie pour développer de la richesse
, a-t-il dit.
Marc Bélanger, originaire de Matane, s’est dit un allié de la région en appuyant lui aussi l’exploitation des ressources naturelles. Vous avez un allié en moi, quelqu’un qui va vous aider à faire en sorte qu’on utilise nos ressources naturelles
, a-t-il martelé.
Il a aussi indiqué à Radio-Canada qu’il était en faveur du retour de GNL-Québec.
Dans le passé, Charles Milliard s’est déjà dit ouvert à étudier à nouveau le projet de gazoduc en raison du contexte économique actuel. Il dit également ressentir de l’inquiétude dans la région en lien avec la guerre tarifaire lancée par le président Trump envers le Canada.
La région est au cœur de la tempête avec tout ce qui se passe dans le secteur primaire, l’aluminium. Je disais pratiquement à la blague que M. Trump voudrait contrôler le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Tout ce que vous avez comme ressource, c’est ça qui l’intéresse
, a-t-il déclaré à Radio-Canada avant de s'adresser aux militants.
L’ex-ministre et ex-député de Dubuc Serge Simard, qui appuie Charles Milliard, était sur place.
C’est un gars qui connaît bien les régions, il était président des chambres de commerce du Québec. Il s’est promené pas mal au Québec. Il a une longueur d’avance sur ce qu’est une région.

L'ex-ministre et ex-député libéral de Dubuc, Serge Simard (deuxième à partir de la droite), était présent. Il appuie le candidat Charles Milliard.
Photo : Radio-Canada / Julien B. Gauthier
Une course en deux phases
La course à la direction se déroule en deux phases. Elle se trouve actuellement à l’étape de la mise en candidature, qui devrait prendre fin le 11 avril.
Les différents candidats sont invités à parcourir le Québec pour rencontrer les militants, amasser leurs signatures et leurs dons, qui doivent être de 40 000 $ pour être officiellement candidat.
Jeudi, un rassemblement similaire aura lieu à Québec. D’autres se dérouleront à Châteauguay le 26 mars et à Rimouski le 5 avril.
Par la suite, dès le 11 avril, des débats entre les candidats auront lieu. Le nouveau chef sera élu le 14 juin, à la suite des votes des membres du parti.
Des libéraux dans la région dans le passé
Cet événement survient deux jours après l'élection partielle dans Terrebonne, où le PLQ a fini troisième avec 8 % des votes, derrière la Coalition avenir Québec, qui a obtenu 29 %. Le Parti québécois, avec sa candidate Catherine Gentilcore, a été victorieux avec 53 %.
En entrevue à l’émission Place publique mardi, le président du parti, Rafaël Primeau-Ferraro, a dit avoir bon espoir de voir les intentions de vote augmenter dans la région et dans le reste de la province, d’ici les prochaines élections provinciales qui devraient avoir lieu en octobre 2026.
Il y a des cycles en politique, il y a des périodes où c’est parfois plus difficile pour certains partis dans une région ou une autre. [Le Saguenay–Lac-Saint-Jean] a toujours été une région très importante pour nous
, a-t-il fait valoir.

Rafaël Primeau-Ferraro, président du Parti libéral du Québec. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Le PLQ a déjà eu des députés dans la région, les plus récents étant le premier ministre Philippe Couillard, député de Roberval de 2014 à 2018, et Serge Simard, député de Dubuc de 2008 à 2012, puis de 2014 à 2018.
D’autres libéraux ont été élus dans les années 2000, soit Karl Blackburn de 2003 à 2007 dans Roberval, et Françoise Gauthier dans Jonquière de 2001 à 2007.
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