Un cours d’inspection des barrages qui pique la curiosité d’étudiants étrangers
Le cours d’inspection de barrages du Cégep de Baie-Comeau, unique en son genre au Québec, suscite l’intérêt des étudiants étrangers. Développée en partenariat avec Hydro-Québec, cette classe répond d'ailleurs à un besoin en techniciens dans la région, selon leur professeur et le ministère de l'Environnement. Depuis plus de deux décennies, le Cégep de Baie-Comeau offre le cours d’inspection de barrages qui s'inscrit dans la technique de Génie civil - construction durable de l’établissement. Élaboré par un ingénieur d’Hydro-Québec et un enseignant du cégep, le cours est vu comme étant particulièrement adapté à la région, qui compte plusieurs des plus grands barrages hydro-électriques de la province. Les étudiants vont utiliser des équipements « calqués sur la réalité » et un pendule pour simuler les comportements d'un barrage. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Le cours est Hydro-Québec avertit aussi le professeur de l’implantation de nouvelles technologies pour que son cours puisse être mis à jour. Cette année, la petite cohorte du Cégep compte 5 étudiants en plus d’étudiants internationaux. Généralement, le cours compte des cohortes de 8 à 15 étudiants. Dans le cadre de leur cours, les étudiants visitent les installations d'Hydro-Québec sur la Côte-Nord, comme la centrale Manic-2. Photo : Hydro-Québec Plusieurs de ses anciens étudiants ont été recrutés par la société d’État qui D’autres vont poursuivre leurs études à l’université ou vont travailler pour des municipalités qui opèrent des barrages qui ne produisent pas d'électricité. Julien Pulhuj, originaire de Bourgogne-Franche-Comté en France, estime que le cours du Cégep de Baie-Comeau Julien Pulhuj, en échange étudiant pendant un an, souhaite devenir arpenteur. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Il a hâte de visiter des barrages plus tard cette année, après avoir appris C’est de la théorie différente. On voit des outils qui sont présents sur les sites des barrages. Par rapport aux visites qu’on va faire, visiter des barrages locaux, c’est assez cool. De son côté, Christian Federico Seri, originaire de la Côte-d’Ivoire, termine sa troisième année du DEC en génie civil du Cégep de Baie-Comeau. Christian Frederico Seri conclut la troisième année de son programme de génie civil au Cégep de Baie-Comeau. Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin Il a déjà visité Manic-5, il adorait y retourner et a même supervisé les travaux de réfection du belvédère de ce barrage iconique durant l’été. Le directeur des travaux pour la direction des barrages au ministère de l'Environnement et des Changements climatiques, Antoine Bernier, explique que les techniciens en exception de barrages ont le rôle de suivre l’état et le comportement des barrages à travers le temps. Le niveau de l’eau et le mouvement des barrages doivent être observés puis transmis par ces travailleurs. Environ 55 barrages relèvent du ministère de l’Environnement sur la Côte-Nord. Le barrage des Pionniers de Port-Cartier, qui sert à réguler le débit de la rivière aux Rochers, retient 900 000 mètres cube d'eau. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Laurie Desjardins-Dufresne Antoine Bernier rappelle que les barrages sous la supervision du ministère ne sont pas utilisés pour produire de l’hydro-électricité. L’usage de nos barrages est principalement pour le contrôle des crues, par exemple, pour limiter les inondations, explique-t-il. Aussi, on gère des barrages qui vont permettre d’alimenter la production hydro-électrique. Mais surtout, on gère des barrages qui vont maintenir des habitats pour la faune ou à des fins récréatives pour la pêche. À l’heure actuelle, le personnel qui supervise les barrages nord-côtiers est basé à Matane. Mais le ministère cherche à décentraliser la direction des barrages et avoir du personnel en région à proximité des barrages pour réduire les délais d’intervention, par exemple en cas d’urgence ou d’évènements météorologiques extrêmes, et avoir une connaissance Toutefois, comme dans d’autres secteurs, la direction des barrages subit elle aussi les conséquences de la pénurie de main-d'œuvre. Il estime que le cours offert par le Cégep de Baie-Comeau offre D’ailleurs, deux anciens étudiants du programme travaillent maintenant pour le ministère de l’Environnement. Le ministère de l’Environnement supervise 934 barrages au Québec. On en retrouve un grand nombre en Mauricie et dans Lanaudière. Avec les informations de Nazdar RoyIls ont dit ''on a une proximité avec les ouvrages, on devrait avoir une spécificité pour démarquer le cégep de la région''
, explique le professeur en génie civil Jean Gagnon.
unique au Québec
, offrant un petit plus
aux étudiants en génie civil et leur permet de visiter des secteurs inédits des installations hydro-électriques de la société d'État, telles que les barrages Outardes-2 et Manic-2. Les étudiants étrangers vont pallier la pénurie d’étudiants due à l’exode rural qu’on va avoir dans la région
, explique le professeur Jean Gagnon.
embauche beaucoup
. a beaucoup de valeur
dans le cadre de son échange étudiant au Québec. 
les bases
de leur fonctionnement en France.
Les petits barrages ont eux aussi besoin d’inspection

Au ministère, on a une mission un peu différente.
plus fine
des barrages locaux.On affiche des postes, oui, aussi au niveau du gouvernement, il y a un ralentissement au niveau de l'embauche externe. Ça demeure un défi d’aller chercher des personnes pour pourvoir ces postes
, concède Antoine Bernier.un nouvel atout
et des connaissances plus pointues aux finissants du programme lors de leur entrée sur le marché du travail.
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