Être heureux c’est bien; rester affamé c’est mieux
Cela saute aux yeux qu’en dépit de leur défaite en prolongation face aux Islanders de New York, jeudi, les joueurs du Canadien sont présentement dans un bon état d’esprit. L’atmosphère était guillerette à quelques heures d’affronter l’Avalanche du Colorado, samedi matin. Kirby Dach était venu observer la séance d’entraînement et le défenseur Kaiden Guhle, ayant enfilé un chandail de non-contact, participait aux différents exercices en compagnie de ses coéquipiers. Le printemps est là, avec toute sa lumière et tout ce que cela comporte pour des équipes ayant les séries éliminatoires sur leur radar. L’entraîneur-chef Martin St-Louis a constaté lui aussi que ses hommes sont galvanisés à l’heure actuelle et que l’énergie qu’ils génèrent autant que celle qu’ils captent – entre autres lors des matchs au Centre Bell – les aide mentalement et physiquement. Il met toutefois un bémol à tout cet emballement. Bien qu’il s’agisse d’un adversaire de l’Association de l'Ouest et qu’il ne soit pas un rival direct dans la lutte aux séries, le fait d’affronter une puissance comme l’Avalanche devrait servir le Canadien à éviter toute forme de complaisance. Même s’il vient de connaître deux performances en deçà de son rendement habituel, le gardien Samuel Montembeault est renvoyé devant le filet du Canadien samedi soir. Il fera face à Mackenzie Blackwood, un gardien qui n'a jamais perdu en temps réglementaire face au Canadien (4-0-2) et qui présente un taux d'arrêts de ,931 au cours de sa carrière face au CH. Montembeault s’est vu donner un vote de confiance indéniable par son entraîneur au moment où plusieurs se posent la question à savoir si sa charge de travail – la plus grande à laquelle il n’ait jamais fait face dans sa carrière – ne crée pas un certain élément de fatigue dans son jeu. On n’est pas ici sans Montembeault. Ce n’est pas un temps de l’année pour envoyer des messages. Notre groupe a beaucoup de confiance, ils savent que je crois en eux et que je crois en Monty. On n’est pas ici sans lui. Rarement a-t-on entendu St-Louis endosser de façon si sentie le travail de son gardien numéro un, qui avant les matchs face aux Islanders et face aux Sénateurs d’Ottawa, avait excellé depuis la Confrontation des 4 nations. Une belle occasion de rebondir pour lui ce soir. Nathan MacKinnon, qui a récolté 17 points en 18 matchs face au Canadien, mène un noyau de leaders capable de bien intégrer les nouveaux venus à ce que tente de faire l'Avalanche. Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis L’Avalanche, qui a rossé les Sénateurs d’Ottawa 5-1 jeudi soir, affiche un dossier de 9-1-1 à ses 11 derniers matchs. L’équipe a connu de profonds changements au fil de la saison en procédant à plusieurs transactions visant à améliorer sa ligne de centre et son duo de gardiens. Malgré le départ de l’ailier vedette Mikko Rantanen, l’Avalanche a certainement ajouté de la profondeur en attaque avec l’ajout de joueurs comme Martin Necas, Brock Nelson, Charlie Coyle. L’entraîneur-chef de l’Avalanche, Jared Bednar, ne semble pas trop préoccupé par le risque que ces nombreux changements affectent la chimie de l’équipe à quelques semaines des séries. À ses yeux, la solidité du noyau autour duquel la direction a voulu apporter des améliorations est assez solide pour assurer une continuité.Tout le monde ici veut faire les séries, c’est l’état d’esprit de tout le monde
, a décrit le jeune Joshua Roy, qui se retrouve mêlé à l’occasion de son plus récent rappel à un groupe dont l’humeur et surtout les objectifs ont changé par rapport à ses rappels précédents. Tous les matchs qu’on joue sont très importants, ce sont des matchs de séries. C’est la vibe de l’équipe, l’ambiance est super bonne et je suis content de faire partie de ce groupe-là.
On vit actuellement une période très agréable de la saison et on a mérité de la vivre, a dit St-Louis. Mais on ne peut pas se contenter d'être heureux. Il ne faut pas tomber dans le piège d’être heureux. Il faut avoir faim.
Je pense que pour nous, il s’agit de garder notre concentration sur notre vestiaire le plus possible et ne pas regarder les autres résultats tous les soirs, et se rappeler qu’on est encore dans une situation où on contrôle ce qui peut nous arriver
, a souligné le vétéran Mike Matheson qui en a vu d’autres.Vote de confiance envers Montembeault

Des nouveaux bien intégrés
Créer un bon esprit d'équipe et une bonne culture dans notre groupe n'a pas été difficile, parce qu’on a beaucoup de gars qui ont été avec moi, ou avec nous, pendant une longue période, a expliqué Bednar. On a une certaine façon de faire les choses et on sait à quoi on veut ressembler sur la glace et en dehors. Ça, c'est en quelque sorte établi. Il s'agit maintenant d'intégrer les nouveaux dans ce cadre-là.
Ç’a parfois été difficile cette année parce que l'équipe était mince en raison des blessures et l'arrivée de nombreux nouveaux joueurs tout au long de l'année. Mais une fois qu’on a ajouté des gars qui allaient rester et qu’on savait qu’on garderait pour le reste de l’année à partir de la date limite des échanges, plusieurs de ces gars-là étaient suffisamment expérimentés pour comprendre ce qu’on veut faire et ils s'intègrent bien. Donc ce n'est pas si mal de ce point de vue là.
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