Le quotidien parsemé d’embûches de Julie Brodeur
De tous les défis quotidiens auxquels Julie Brodeur est confrontée, le jugement des autres est devenu le principal adversaire. La femme de 41 ans de Louiseville vit avec une déficience intellectuelle. Elle a une vie sociale, va à l'école, tricote et fait du bénévolat. Elle reconnaît que les gens dans sa situation doivent surmonter plusieurs défis, dont celui de se loger. Julie s'estime chanceuse. Depuis 12 ans maintenant, elle vit dans son propre appartement. Sans voiture, ses déplacements sont souvent compliqués. Elle doit se tourner vers le transport adapté, mais ce n'est pas ce qui la dérange le plus. Les regards de la population, les insatisfactions, d'autres personnes qui nous regardent et qui nous disent pourquoi on n'a pas le droit d'exister. Julie Brodeur n’est pas la seule à devoir affronter ce genre de regards et de commentaires. Depuis 37 ans, nombreux sont les organismes de la province à se servir de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle comme levier de sensibilisation à l'intégration de la différence en société. Cette année, la campagne qui a pris fin samedi avait comme thème On est encore aujourd'hui, à la 37e édition, à juste sensibiliser les gens, pour que ce soit normal de côtoyer des personnes avec une déficience intellectuelle. Julie Brodeur ne perd pas espoir. Malgré les difficultés et même si beaucoup de chemin reste à parcourir, les organismes dédiés aux personnes vivant avec une déficience intellectuelle constatent une plus grande ouverture dans la société. Le reportage de Léa Lauzon Photo : Radio-Canada / Yoann DénécéJe suis née avec un manque d'oxygène de 4 à 10 minutes au cerveau, ça m'a fait 5 syndromes différents
, confie-t-elle.Je me suis battue contre le milieu
, explique-t-elle. On n'est pas beaucoup dans la MRC de Maskinongé à pouvoir avoir ce programme.
J'avance quand la société m'inclut
.L'objectif est de vraiment sensibiliser la population en général à la déficience intellectuelle et aux personnes différentes pour pouvoir juste les inclure dans la société
, précise Annie Bordeleau, directrice adjointe de l’Association pour la déficience intellectuelle et du trouble du spectre de l’autisme Centre-Mauricie Mékinac et porte-parole régionale de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle 2025.Un moment donné, on va s'y rendre
, croit-elle. Ça va prendre le temps que ça va prendre!

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