Hot Docs mise sur la guerre, les droits de la personne et la visibilité queer
L’émotion était palpable à la présentation de l’édition 2025 du festival Hot Docs. Janice Dawe qui a assuré l'intérim à la tête de l’organisation cette dernière année a commencé en saluant « tous les superhéros qui ont permis à l’institution de tenir bon ». À travers la sélection, 49 productions seront présentées en première mondiale à Toronto, dont le film d’ouverture Parade : Queer Acts of Love & Resistance qui revient sur le moment particulier qui a lancé le mouvement 2SLGBTQ+ au Canada. Un geste politique, alors que les droits des personnes trans sont remis en cause aux États-Unis. La productrice, Justine Pimlott pense que c’est important de montrer ce film en ouverture, car L'affiche de l'édition 2025 du festival. Photo : Festival Hot Docs La sélection de 113 documentaires s’illustre aussi par sa diversité. On pourra voir un documentaire qui suit l’artiste chinois dissident Ai Weiwei pendant qu’il dirige Turandot à Rome, mais aussi des films sur le conflit israélo-palestinien et ukrainien. Les productions qui illustrent le combat pour le droit des personnes, qu’il s’agisse des handicapés, des femmes victimes de mariage forcé ou des populations autochtones, sont aussi à l’honneur. Comme à chaque édition, le festival est une fenêtre sur le monde et tente d’apporter des points de vue et des éclairages inédits sur des problèmes qui marquent l’actualité. À travers le programme, il y a par exemple la section Made in Exile (Fait en exil) dans laquelle on peut voir un film sur la situation au Soudan, en Afghanistan, en Palestine, mais aussi sur l’Ukraine avec The Longer You Bleed qui questionne sur la consommation continue d’image de guerre sur les réseaux sociaux parmi un groupe de jeunes exilés à Berlin. Comment peut-on être encore sensible à tous ces morts et ces blessés quand le lien avec l’horreur est maintenu en permanence? Le film « Cutting Through Rocks » qui revient sur l'élection de la première conseillère municipale iranienne a été présenté au festival Sundance avant de venir aux Hot Docs. Photo : Festival Hot Docs Parmi les autres sections, il y a Persister sur les voix féminines et World Showcase sur les zones du monde où l’éclairage vient rarement se poser. C’est dans cette sélection qu’on va pouvoir suivre l’histoire d’amour entre deux aînés chinois appelé The Gardener and the Dictator (Le Jardinier et le dictateur) de Hui Wang qui, à travers l’étude de la relation entre ses grands-parents, revient sur les problèmes connus par la Chine ces 100 dernières années. Il y a toujours la sélection canadienne qui est en compétition pour le prix du meilleur documentaire sous l’intitulé Canadian Spectrum Competition. On y trouve des histoires sur la déchéance du Venezuela (Casas Muertas de Rosana Matecki) ou sur le réconfort trouvé dans les tâches ménagères (Paul de Denis Côté). La dernière année a été particulièrement difficile pour Hot Docs. La compagnie gestionnaire du festival est passée à travers d’importants problèmes de finances et de leadership qui l’ont conduit à fermer le cinéma Ted Rogers l’été dernier et à le rouvrir avec parcimonie depuis. Diana Sanchez, la nouvelle directrice des Hot Docs dont la nomination a été annoncée le 20 mars. Photo : Dewey Chang Les déboires ne sont pas complètement résorbés et l’organisation appelle tous ceux qui seraient susceptibles de lui apporter du soutien à le faire, en faisant un don ou, tout simplement, en achetant un billet pour profiter du festival qui va se dérouler à Toronto du 24 avril au 4 mai prochain. Depuis l’an dernier, il y a eu du changement. Diana Sanchez a pris la tête de l’institution, succédant à Marie Nelson. Cette ancienne du TIFF est mise en avant pour son expérience sur la scène canadienne et internationale. Le festival a aussi drastiquement réduit la voilure sur le nombre de films sélectionnés. Cette année, il y en a 113 contre 168 en 2024 et plus de 200 en 2023 à l’occasion du 30e anniversaire de l’événement. Heather Haynes, la directrice de la programmation, dit avoir fait Malgré les difficultés financières que traversent les Hot Docs, l’accent est de nouveau mis sur l’accessibilité. Les étudiants et les aînés ne payent pas pour les projections en journée avant 16 h. Le festival va se dérouler au Ted Rogers Cinéma et au TIFFLightbox, partenaire de longue date de l’événement.c’est un appel à l’action, on ne peut pas faire de la résistance en restant chez soi
.Une programmation variée


Une année difficile

Une réduction drastique de la programmation
le choix de la responsabilité
, compte tenu des difficultés de l’institution.
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