Québec veut stimuler les travaux d’exploration pour les minéraux critiques
Le gouvernement de François Legault se donne les moyens pour convaincre les investisseurs miniers que le Québec est un endroit de choix pour la découverte de minéraux critiques et stratégiques. Le budget 2025-2026, présenté à Québec aujourd’hui, prévoit une amélioration substantielle du crédit d’impôt relatif aux ressources (CIRR) dans le but de favoriser le développement minier dans la province. Le gouvernement se concentre sur la création de richesse. Au cours des cinq prochaines années, les entreprises non exploitantes pourront déduire 45 % des frais d’exploration et pourront dorénavant inclure les frais de mise en valeur reliés à un projet, peu importe où il se situe au Québec. Ainsi, une société junior qui investit 1,3 million de dollars pourrait recevoir plus de 600 000 $ du gouvernement, soit environ 200 000 $ de plus que ce que leur offrait le crédit d’impôt précédent. Les minières qui ont déjà des sites d’exploitation sont aussi admissibles à un crédit d’impôt bonifié, mais dans une moindre proportion. Elles pourront déduire 20 % de leurs frais reliés à l’exploitation et à la mise en valeur de minéraux critiques et stratégiques, comparativement à 18 % précédemment. Les minières devront travailler fort pour attirer des investisseurs au Québec. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Jonathan Migneault Par contre, toutes les sociétés minières devront travailler plus fort pour attirer des investisseurs au Québec. Ces derniers n’auront plus accès à des déductions fiscales supplémentaires s’ils achètent des actions accréditives reliées à des projets en sol québécois. De surcroît, le budget Girard retire l’exemption de gain en capital pour les investisseurs. Selon le gouvernement du Québec, ces mesures visent à harmoniser les programmes d’aide avec ceux du palier fédéral. Le ministre des Finances, Eric Girard, intègre au budget annuel l’aide financière déjà annoncée pour les entreprises qui pourraient subir les impacts de l’imposition de tarifs douaniers aux États-Unis. Le gouvernement prévoit un total de 1,6 milliard de dollars pour octroyer des prêts pouvant atteindre 50 M$ par entreprise dont le chiffre d’affaires dépasse 3 M$. Il n’y a pas de mesures pour contrer les effets collatéraux des tarifs douaniers pour les PME. Le gouvernement provincial prolonge, par contre, les mesures d’amortissement accéléré qui devaient prendre fin cette année. Par ailleurs, 200 M$ sont prévus en 2025-2026 pour favoriser la réalisation de projets dans le but d’aider les entreprises qui voudraient, par exemple, développer de nouveaux marchés à l’extérieur des États-Unis. Les investissements se poursuivront durant trois ans pour un total de 900 M$ inscrit au budget. Comme le gouvernement Legault augmente les dépenses de 7,2 % en infrastructures, il prévoit également des investissements de 122 M$ pour poursuivre la formation de main-d’œuvre en construction. Les entreprises forestières, qui subissent les contrecoups de tarifs douaniers depuis plusieurs années et qui peinent à composer avec la baisse du prix du bois, reçoivent de l’aide supplémentaire pour se diversifier. L'usine de bois de La Sarre (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Le gouvernement allonge 22 M$ dès cette année pour financer des projets d’envergure innovants, dans le cadre du Programme Innovation Bois. D’ici 2028, 29,5 M$ seront ajoutés à cette somme. La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) pourra aussi compter sur 17 M$ par année jusqu’en 2027 pour continuer le programme d’arrosage aérien contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette.
Contrer l’impact des tarifs douaniers
Secteur forestier

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