Karine Rioux purgera finalement sa peine dans la collectivité
Karine Rioux, qui a mortellement happé un sexagénaire à Gaspé en 2021 alors qu'elle était en état d'ébriété au volant de son véhicule, purgera finalement sa peine dans la collectivité. La Cour d'appel a infirmé, mardi, le jugement de première instance dans cette affaire. Karine Rioux avait été condamnée, en juillet dernier, à deux ans moins un jour de prison ferme, mais avait porté sa cause en appel dans le but de plutôt bénéficier d’une peine avec sursis. Le dossier avait été entendu en première instance au palais de justice de Percé. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares Dans leur jugement, les trois juges concluent qu'une erreur de principe a été commise par le juge de la Cour du Québec Denis Paradis. La Cour d’appel estime en effet que le magistrat a accordé une importance particulière aux objectifs de dénonciation et de dissuasion de la peine alors que les infractions admises par Mme Rioux ne l'enjoignaient pas à le faire. Denis Paradis avait estimé, dans sa décision, que seule la prison ferme C'est dans ce secteur du boulevard de Gaspé qu'un piéton a été heurté par Karine Rioux alors qu'il se trouvait en bordure de la route. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Luc-Manuel Soares Sans vouloir En l’espèce, la peine d’emprisonnement de deux ans moins un jour proposée conjointement par les parties n’est pas contraire à l’intérêt public et l’ensemble des circonstances justifiaient que l’appelante puisse la purger dans la collectivité. La Gaspésienne devra toutefois respecter plusieurs conditions, par exemple celle de ne pas troubler l’ordre public. Elle ne pourra pas non plus communiquer avec les proches de M. Donovan. Karine Rioux devra également, comme ordonnée par la Cour d’appel, effectuer un total de 240 heures de travaux communautaires. Suivant sa peine avec sursis, Mme Rioux sera soumise à une période de probation d’un an. 
pouvait exprimer l’opprobre de la société à l’égard de l’infraction commise
par la femme de 37 ans.
minimiser les facteurs aggravants et l’impact dévastateur du décès de M. Donovan sur ses proches
, le Tribunal estime que le cumul des facteurs atténuants et le chemin parcouru par l’appelante en faveur de sa réhabilitation militent nettement
en faveur d’une peine à purger dans la collectivité.
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