La Société d’aide à l’enfance de Windsor-Essex licencie une vingtaine d’employés
La Société d’aide à l’enfance de Windsor-Essex est aux prises avec un déficit de 10 millions de dollars et a licencié plus de 20 employés. L’année dernière, la Société d'aide à l'enfance a dépensé plus de 6 millions de dollars pour aider les enfants placés sans autorisation, affirme Derrick Drouillard. Photo : Radio-Canada / Amy Dodge/CBC Les enfants et les jeunes qui nous sont confiés ont des besoins beaucoup plus complexes et nécessitent des niveaux de soutien et de services plus élevés que jamais auparavant. La Société s’engage à veiller à ce que les réductions de personnel ne nuisent pas à la qualité des soins, rassure M. Drouillard. Selon la section locale 2286 du Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les employés, certains des postes supprimés font partie du service d’adoption et du service de la recherche de familles d’accueil. Neuf postes de travailleurs familiaux ont également été supprimés. Deux points de vue opposés sur le financement Le Syndicat indique que le financement pour la prise en charge d'enfants aux besoins croissants n'est pas toujours suffisant. Il blâme le sous-financement provincial et demande à la province d’intervenir en allouant davantage de fonds pour mettre fin aux coupes. Dans un communiqué, le ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires explique qu’il a pourtant Le ministère ajoute que le financement de la Société d’aide à l’enfance de Windsor-Essex a été augmenté de 540 000 $ de 2023-24 à 2024-25. Il souligne aussi que le financement du secteur en Ontario a augmenté de près de 129 millions de dollars au cours de la dernière décennie et que le nombre d’enfants et de jeunes pris en charge a diminué de près de 30 %. C’est une Le président de la section locale 2286, Craig Hesman, affirme que la Société d'aide à l'enfance est aux prises avec un déficit de 10 millions de dollars, en partie parce qu’elle accueille un grand nombre d’enfants dans des établissements tels que des hôtels. Photo : Jesse Mintz/SCFP Leur argument selon lequel les volumes de services ont diminué et qu’il faut donc consacrer moins de fonds à ce secteur montre malheureusement une méconnaissance du problème global avec lequel nous sommes aux prises. Selon M. Hesman, les déficits s’aggravent depuis des années en raison de l’évolution des besoins de la communauté. Il attribue le coût de ces déficits aux jeunes avec des Le président du Syndicat explique qu’ils ne sont pas outillés pour traiter ces besoins. Avec les informations de Pratyush Dayal, de CBC NewsLa demande croissante pour ces services a largement dépassé notre capacité financière […]. C’est ce qui a conduit à ce réalignement difficile mais nécessaire de nos effectifs
, explique par voie de communiqué Derrick Drouillard, directeur général de l’agence.
constamment
soutenu le système de bien-être et de protection de l’enfance grâce à des investissements.plaisanterie
, rétorque Craig Hesman, le président du Syndicat.Nous avons constaté une stagnation du financement de notre agence et de l’ensemble du secteur en Ontario en ce qui concerne la protection de l’enfance […]. Quels que soient les fonds que le gouvernement pense nous allouer, ceux-ci n’ont pas l’effet qu’ils devraient avoir
, poursuit-il.
Des déficits historiques
, selon le syndicatbesoins complexes
et qui requièrent des services aigus
qui leur sont confiés.Nous sommes aujourd’hui dans une situation de crise et c’est ce qui fait augmenter nos coûts
, conclut-il.
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