Le maire de Louiseville perplexe quant à la brigade de réserve en sécurité civile
Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, se montre perplexe quant à la création par Québec d'une Réserve d'intervention d'urgence en sécurité civile pour aider à faire face aux sinistres climatiques. Il déplore que le recours à l'assistance de l'armée soit donc, à l'avenir, écarté. Les premiers réservistes en sécurité civile sont déjà prêts à passer à l'action à l'échelle du Québec si une situation le commandait. La dernière formation de la phase initiale d'implantation a été dispensée depuis deux jours à Trois-Rivières. Les auxiliaires de la Sécurité civile sont en train d'être formés, notamment avec le concours d'un militaire, aux techniques de mise en place de digues de sable en cas de montée des eaux. Comment remplir et disposer des sacs de sable? Comment ouvrir et exploiter un centre d'hébergement temporaire pour évacués? Et comment gérer des volumes de débris? Les réservistes feront partie de la réponse aux catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes. La réserve sera toutefois un dernier recours, une fois que toutes les autres options à la portée des municipalités auront été épuisées. Le maire de Louiseville n'apparaît pas entièrement ravi de l'annonce de la formation d'une brigade de réserve en sécurité civile. L'été dernier, devant les ravages de la tempête Debby dans sa ville, il avait vainement réclamé l'assistance de l'armée, soit 10 ou 12 militaires sur le terrain pour le nettoyage. Le premier ministre François Legault lui avait répliqué que l'armée n'était pas nécessaire, qu'on pourrait bien trouver des renforts autrement. Entre ce qui s'est passé à Louiseville et la création de cette brigade, il n'existe aucune relation de cause à effet. Ce sont plutôt la pandémie et les grands feux de forêts de 2023, le point de départ et la justification de cette mesure. Le recrutement à déjà commencé. Le nombre de membres de la réserve devrait finalement atteindre 1000 réservistes. Les auxiliaires ne seront pas actifs à l'échelle d'une région en particulier. Ils pourront être mobilisés n'importe où au Québec. La réponse jusqu'ici est qualifiée de bonne. Les réservistes ont été avisés de se tenir prêts au cas où l'actuel printemps continue à faire des siennes.C'est trois tâches que souvent on demande, que les municipalités nous demandent. Elles sont dépassées par les capacités et on va former les réservistes, surtout pour la santé et la sécurité au travail
, explique Steve Boivin, directeur, Réserve d'intervention en sécurité civile du Québec.Une municipalité qui est dépassée par les capacités doit prouver qu'elle a mis en place l'ensemble de ses capacités, avec aussi les entraides interrégionales, intermunicipales. Par la suite, il y a évaluation du besoin
, soutient Steve Boivin.Un maire perplexe
Et là, nous on dit, bien, l'armée on va s'en passer au Québec. Nous autres on va s'organiser. Ça me déçoit un peu. Je suis pas contre, d'avoir du monde qui vient nous aider mais de là à tasser des professionnels, je ne suis pas d'accord
, soutient Yvon Deshaies.
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