Élargir l’accès à l’avortement en collaborant avec les sages-femmes
L'expertise des sages-femmes pourrait être mise à profit prochainement par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie pour améliorer l’accès à l’avortement médical sur le territoire. Le CISSS de la région confirme être en élaboration d'une telle démarche, sans toutefois accorder d'entrevue sur le sujet pour l'instant. En novembre 2024, la ministre responsable de la Condition féminine, Martine Biron, a déposé un plan d’action sur l’accès à l’avortement. La présidente de l'Ordre des sages-femmes du Québec (OSFQ), Julie Pelletier, indique que depuis les tout débuts de la pratique des sages-femmes, elles accompagnent les femmes qui traversent une interruption de grossesse ou une fausse couche. Mais ce n'est que cet hiver qu'elles ont obtenu La mifépristone est l'un des médicaments permettant l'avortement médical. (Photo d'archives) Photo : Reuters / Evelyn Hockstein Il est impossible de confirmer s'il s'agit bien du plan envisagé par le CISSS de la Gaspésie, mais Mme Pelletier constate que les établissements de soins de santé Concrètement, elle voit les sages-femmes devenir intégrées aux trajectoires existantes d'interruption de grossesse dans le réseau de la santé. Outre la Gaspésie, Julie Pelletier nomme le secteur de Chaudière-Appalaches, La présidente de l'Ordre des sages-femmes du Québec, Julie Pelletier, est d'avis que les services de sages-femmes auront un travail à faire dans leur région pour faire connaître ce nouvel accès. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Elle souligne que les professionnelles qui peuvent offrir ce champ de la pratique sont également à même de prescrire les échographies ou les tests sanguins nécessaires afin d'évaluer l'âge de la grossesse, puis d'accompagner la personne pendant son avortement comme pour le suivi par la suite. Selon la porte-parole de l'Ordre, la capacité des sages-femmes à assurer ces services, qui s'ajoutent aux accouchements, n'est pas uniforme d'une région à l'autre. À la Table de concertation féministe de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, la collaboration interprofessionnelle qui se profile entre les sages-femmes et le milieu médical est vue d'un bon œil par l'agente de projet, Léa Blouin-Rodrigue. Léa Blouin-Rodrigue est agente de projet à la Table de concertation féministe Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Photo : Radio-Canada / Guillaume Whalen Toujours dans cette optique, elle rappelle qu'une autre possibilité existe en matière d'interruption de grossesse, soit l'avortement chirurgical, qui est offert uniquement à Gaspé actuellement. Léa Blouin-Rodrigue réitère le besoin que le service soit accessible à plus d'un endroit sur le territoire gaspésien. Pour l'agente de projet, l'accessibilité des options d'avortement près du domicile est essentielle à la notion de choix. En attendant de partager les détails de sa démarche en élaboration, le CISSS précise que dans chacun des réseaux locaux de service de la Gaspésie, tous les feux verts
pour prescrire la pilule abortive à celles souhaitant mettre fin à une grossesse.On est contentes du travail qu'on a réussi à faire avec le cabinet de la ministre Biron et on est aussi contentes de voir que ça s'opérationnalise dans différentes régions
, se réjouit Mme Pelletier.
prennent cette opportunité d'avoir des professionnelles disponibles pour offrir le service et le mettent en place
.où il y a des besoins et les sages-femmes commencent à investir les trajectoires.

Des compétences au-delà des ordonnances
Je crois comprendre qu'en Gaspésie, elles ont l'espace pour inclure cette offre de services
, soutient-elle.
Pour certaines personnes, pour différentes raisons, aller dans un hôpital avec des professionnels de la santé peut être intimidant. L'approche [d'une sage-femme] est différente
, affirme-t-elle quant aux bénéfices de proposer une diversité d'options aux femmes.Si c'est à des centaines de kilomètres, qu'il faut faire beaucoup de route, prendre un hébergement, faire garder les enfants, ça devient une logistique qui est assez importante
, poursuit-elle.les femmes ont accès à une ressource infirmière capable de les recevoir, de faire les tests préalables à l’interruption volontaire de grossesse et de les orienter adéquatement
.
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