Une turbine hydroélectrique au Témiscamingue avant la fin de l’année?
Un projet de turbine hydroélectrique piloté par la Première Nation de Timiskaming et une entreprise ontarienne devrait voir le jour cette année. La turbine au fil de l'eau servirait d'article de démonstration aux communautés nordiques comme alternative au diesel des génératrices. Si le plan fonctionne, une usine devrait être construite à Temiskaming Shores, en Ontario. Le choix de l'emplacement pour poser la turbine d'un mètre de diamètre s'avère plus complexe que prévu. Le ruisseau Bryson, qui traverse la communauté, avait initialement été sélectionné. Après une rencontre avec Hydro-Québec, ce lieu a été écarté en raison de son faible potentiel de production énergétique. Sean McLaren est vice-chef de la Première Nation de Timiskaming et coordonnateur des mines. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada Les subventions sont là, la turbine peut être construite rapidement, mais les premiers sites ont soit essuyé un refus des propriétaires, ou présentaient un trop faible débit d'eau. La rivière à la Loutre, à Saint-Bruno-de-Guigues, est un site prometteur, selon Sandy Thomson, ingénieur chez Thordon Bearings. Le modèle de turbine qui serait installé sur un cours d'eau au Témiscamingue, dans une usine de Pologne. Photo : Gracieuseté Hydro-Québec se serait montrée ouverte à acheter l’énergie générée par la turbine lors d’une rencontre. La majorité des communautés isolées dépendent du diesel pour leurs besoins énergétiques. Les routes de glace étant de moins en moins praticables, le diesel est la plupart du temps acheminé par avion. Une fois installée, la turbine deviendrait donc un modèle à présenter aux Premières Nations dans le nord du pays. Une turbine peut fournir de l'électricité pour environ 150 maisons, à l'exclusion du chauffage. Sandy Thomson, innovateur chez le groupe Thomson-Gordon, devant le terrain de l'entreprise à New Liskeard. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly Les turbines se lubrifient naturellement à l’eau et nécessitent peu d’entretien, selon l'ingénieur Sandy Thomson de Thordon Bearings. L'entreprise Thordon Bearings attend l'installation de la première turbine avant d’entamer la construction d'une usine sur un terrain qu’elle a acheté à Temiskaming Shores, dans le comté de New Liskeard. La première pelletée de terre doit avoir lieu avant la fin de 2025 selon les règlements municipaux, mais M. Thomson affirme être en discussion avec la Ville et a bon espoir d’obtenir une prolongation.On a à peu près 80 % de fini dans le projet. Tous les fonds sont arrivés, on est prêts à bâtir la turbine. La seule chose qu'on attend, c'est un endroit qui a assez de débit et assez de drop pour installer une turbine
, explique Sean McLaren, vice-chef de la Première Nation de Timiskaming.
Le débit et la pression qu’on aurait nous donneraient environ 300 kilowatts
, indique-t-il.
Ils étaient vraiment contents avec ce qu’on est en train de faire
, affirme M. Thomson.Hydro-Québec nous a dit que c'est une bonne initiative, ce qu’on fait pour les réserves dans le Nord
, poursuit Sean McLaren. Les redevances retourneraient dans la communauté.Un projet-pilote
Le fuel ce n’est pas vraiment, sans le [filtre à particules], une source d’énergie très propre
, considère Sean McLaren.Il va y avoir du courant pour à peu près toute la communauté sans être obligé de changer des filtres, sans être obligé de faire charrier du fuel
, donne en exemple M. McLaren.
Il n’y a pas d’huile ou de graisse, pas de pollution, ça ne dérange rien [autour], il y a une passe à poissons
, illustre-t-il.
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