Propos jugés « xénophobes » : la démission de la présidente d’Impératif français réclamée
Une vingtaine de membres d'Impératif français réclament officiellement la démission de la présidente de l'organisme, Linda Larocque. Cette demande survient dans la foulée de ses publications qu’ils estiment « xénophobes » dans les derniers mois sur les réseaux sociaux. Dans une lettre dont Radio-Canada a obtenu une copie, 19 signataires, dont le vice-président, dénoncent les opinions partagées par la présidente et expriment Ceux-ci ont demandé la tenue d’une assemblée générale extraordinaire dans les 30 prochains jours afin de forcer la démission de Linda Larocque. Selon le vice-président d’Impératif français, Wassim Aboutanos, les statuts et règlements exigent qu’un minimum de 10 % des membres en fasse la demande. Actuellement, on doit avoir un [effectif] qui tourne autour de 120 membres. Donc il nous fallait 12 personnes à partir du moment où le nombre minimum a été atteint. La liste des signataires n’a pas été dévoilée. Monsieur Aboutanos n’a pas précisé si des membres du conseil d’administration ou des employés sont du nombre. Vendredi dernier, une pétition réclamant la démission de la présidente d’Impératif français a également été mise en ligne sur Facebook par des membres de l’organisme. Elle recueille une soixantaine de signatures jusqu’à maintenant. Dans les derniers mois, Linda Larocque a fait plusieurs commentaires et partages sur son compte personnel X abordant la présence des immigrants au Québec, la laïcité, l’islam et le voile. Certaines des publications contenaient des injures et des sacres. Linda Larocque a notamment appelé les musulmans à retourner dans leur pays. Mme Larocque a depuis supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux. Pour Wassim Aboutanos, les publications de Mme Larocque sont Le vice-président d'Impératif français, Wassim Aboutanos Photo : Radio-Canada / Jean-Denis Scott Ce sont des propos qui lui appartiennent évidemment, que je pourrais qualifier de xénophobes. En entrevue à Radio-Canada lundi matin, Mme Larocque a dit être La présidente d'Impératif français Linda Larocque Photo : Facebook / Linda Larocque La présidente de l’organisme a tenu à rappeler son amour pour la langue de Molière et affirme devoir discuter avec son avocate avant de commenter davantage le dossier. J'ai le français à cœur, ça c'est sûr, c'est le rêve de ma vie que le français soit reconnu et respecté partout. Le conseil d’administration a tenu une rencontre extraordinaire, mercredi dernier, durant laquelle une avocate a proposé trois pistes de solutions aux membres présents, afin de réagir à la situation. Quelques heures après cette rencontre, Radio-Canada a demandé à Linda Larocque si elle avait l’intention de remettre sa démission. Linda Larocque avait alors répondu : La rencontre du conseil d’administration s’est tenue sans la présence du vice-président, Wassim Aboutanos, qui se trouvait à l’extérieur de Gatineau. On lui a refusé d’être présent de manière virtuelle. La mairesse de Gatineau, Maude Marquis-Bissonnette, a déclaré mardi dernier qu’il n’était pas exclu que la ville retire le financement de l’organisme si les membres du conseil d’administration ne prenaient pas La semaine dernière, la mairesse de Gatineau avait qualifié « d’inacceptables » les publications de la nouvelle présidente d’Impératif français, Linda Larocque. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize Lundi matin, la mairesse a ajouté lors d’une mêlée de presse qu’elle avait En 2023-2024, le ministère de la Langue française avait versé 297 000 $ à l’organisme. En 2024-2025, aucune somme n’a été donnée et le ministère affirme ne plus avoir de lien financier avec Impératif français. Avec les informations d'Estelle Côté-Srokaleurs préoccupations entourant les pratiques de gouvernance et de gestion
.Des propos xénophobes
, juge le vice-présidentincompatibles
avec les valeurs de l’organisation, qui défend la langue française.De tenir des propos où on exclut un groupe potentiel de francophones, c’est certain que ce n’est pas aligné avec les valeurs de l'organisation
, explique-t-il.
On est membre par exemple à l'Unesco. Il y a plusieurs partenaires partout à travers la francophonie européenne, africaine, avec qui on a déjà collaboré
, rappelle M. Aboutanos.Linda Larocque se dit
renversée
renversée
par les événements et confirme avoir reçu la lettre qui réclame son départ. Elle réitère que ses publications ne sont pas xénophobes et estime que cette lettre est remplie de faussetés
.Ce ne sont pas des propos xénophobes. Il y a une différence entre ça et autre chose.

Rencontre du conseil d’administration la semaine dernière
motus et bouche cousue
.Financement en péril?
les décisions qui s’imposent
. En 2024, la Ville de Gatineau avait octroyé une aide financière d’un peu plus de 20 000 $.
confiance en l’organisme et la démocratie locale
et qu’elle ne souhaitait pas s'immiscer dans le processus de financement.
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