Un horizon trouble pour les locataires nord-côtiers
Le Comité de défense des droits des locataires de la Côte-Nord s'inquiète des conséquences de l'augmentation du prix des loyers sur la population nord-côtière. Le regroupement craint que la hausse de 5,9 % suggérée par le Tribunal administratif du logement (TAL) place des locataires dans des situations précaires. Le Comité et le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) devaient se rassembler lundi devant le bureau du député caquiste de René-Lévesque, Yves Montigny, à l’occasion de la date butoir pour le renouvellement des baux qui se terminent le 30 juin. Bien que l'événement ait été annulé en raison des conditions météorologiques, les inquiétudes des deux regroupements demeurent. Un membre du Comité de défense des droits des locataires de la Côte-Nord, Michel Savard, croit que la hausse historique du prix des loyers de 5,9% suggérée par le TAL pour les logements non chauffés est particulièrement préoccupante sur la Côte-Nord en raison du bas taux d'inoccupation des logements. Il estime que la situation affecte principalement les femmes, les personnes seules et les personnes âgées. Dans ce contexte, Michel Savard remet en question la hausse du prix des loyers suggérée par le TAL cette année. Le RCLALQ est aussi d’avis que ce mécanisme doit être revu. Thomas Savy prône également la mise en place d'un registre public et universel des loyers pour savoir le loyer qui était précédemment payé. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon Le chercheur et intervenant suggère notamment que l’ajustement du revenu net des propriétaires soit retiré du calcul du TAL afin de limiter la hausse du prix des loyers. On pense aussi que le gouvernement de la CAQ devrait faire un gel des loyers en attendant qu’il y ait un contrôle obligatoire des loyers et qu’il y ait une vraie réforme qui fait qu’on réussit à tempérer ce marché des loyers. Questionnée au sujet de la méthode de calcul du TAL lors de l’annonce de la hausse suggérée en janvier dernier, la ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, avait répondu que le gouvernement ne pouvait s'ingérer dans les calculs du TAL, car il s'agit d'un tribunal indépendant.On est vraiment en crise du logement présentement, ça provoque une pression à la hausse sur le coût du logement
, lance Michel Savard.C’est toujours les mêmes personnes qui sont les plus vulnérables, les plus fragilisées
, se désole-t-il.Le mécanisme qui est mis en place pour en arriver à des augmentations comme 5,9 % est complètement aberrant
, croit-il.Un calcul critiqué
On pense qu’il doit y avoir des modifications au règlement sur les critères de fixation du loyer pour faire en sorte que les gens ne se ruinent pas simplement en payant leur loyer
, soutient le chercheur au RCLALQ et intervenant au Comité logement Bas-Saint-Laurent, Thomas Savy.
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