La pourvoirie Moisie Nipissis vise une reconstruction en 2026
Près de deux ans après avoir été ravagée par les flammes, la pourvoirie Moisie Nipissis se prépare à la saison estivale 2025 tout en poursuivant le processus de reconstruction de ses installations. En juin 2023, la plupart des bâtiments, un shaputuan (une grande tente traditionnelle) et de nombreux chalets ont été rasés alors qu’un feu de forêt se propageait vers le sud. L’an dernier, la pourvoirie a rouvert ses portes aux visiteurs. Les clients, qui y viennent pour la pêche au saumon, ont été transportés par hélicoptère vers les sites de pêche. Des tentes de prospecteurs avaient été installées pour remplacer les bâtiments détruits. La même formule sera utilisée cet été, indique le biologiste et directeur intérimaire du Bureau de la protection des droits et du territoire pour Uashat mak Mani-utenam, André Michel, au micro de Bonjour la Côte, lundi. André Michel est biologiste et directeur du Bureau de la protection des droits et du territoire de Uashat mak Mani-Utenam. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie La communauté innue de Uashat mak Mani-utenam espère que les travaux de reconstruction pourront commencer en mai 2026, indique M. Michel. Une firme a été mandatée pour gérer le projet, ajoute-t-il. Un plan préliminaire des travaux a été présenté au conseil de bande de la communauté la semaine dernière, rapporte André Michel. Ceux-ci sont estimés à 7 millions de dollars, selon le biologiste. Avant leur destruction, les bâtiments principaux de la pourvoirie étaient installés sur la péninsule située au confluent des rivières Moisie et Nipissis. Bien que le lieu était enchanteur, il était sujet aux inondations et à l’érosion, observe André Michel. La pourvoirie innue Moisie Nipissis avant et après le passage des flammes. (Photos d'archives) Photo : Gracieuseté d'Anne Rock et d'ITUM L’auberge sera reconstruite plus loin de la berge. De surcroît, le bâtiment de deux étages sera inspiré de l’architecture innue, ajoute M. Michel. L’absence d’infrastructures pour loger les visiteurs n’impacte pas l’achalandage à la pourvoirie, observe André Michel. Les réservations pour le mois de juin sont déjà presque complètes. Au moment fort de la pêche au saumon, À l’heure actuelle, il manque 6 millions de dollars pour financer le projet, selon André Michel. Pour l’instant, ITUM n’a reçu encore aucun engagement ferme du gouvernement provincial à cet égard. Par contre, des représentants de la communauté ont eu des discussions avec la ministre de l’Emploi et responsable de la Côte-Nord, Kateri Champagne Jourdain, souligne André Michel. Le conseil de bande prévoit également approcher d’autres bailleurs de fonds, ajoute-t-il. D'après une entrevue de Mathieu Pineau

les gens feraient n'importe quoi pour venir pêcher
, souligne-t-il.Attente de financement
Quand le feu s’est produit, le premier ministre avait promis de nous aider. C’est sûr qu’on s’attend à ce qu’une grosse partie de cette somme-là soit versée par le gouvernement du Québec
, ajoute-t-il.
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