Empathie, la série empathique de Florence Longpré sur la psychiatrie
Lancée jeudi sur Crave, Empathie, la nouvelle série créée et portée par Florence Longpré, explore, avec une humanité lumineuse, un univers peu représenté à l’écran, car encore mal considéré par la société : la psychiatrie. Écrite avec l’appui de deux psychiatres, Empathie raconte l’histoire de Suzanne, une criminologue qui devient psychiatre dans l’aile d’un hôpital accueillant des personnes ayant commis des crimes en raison de leur maladie mentale. Au milieu de ses patients évolue une Suzanne qui se révèle fragile malgré son poste de psychiatre. Comme deux âmes un peu perdues qui se raccrochent l’une à l’autre, Suzanne et son collègue Mortimer, un agent d’intervention incarné par Thomas Ngijol, deviennent amis. Comme les précédentes créations de Florence Longpré M’entends-tu et Audrey est revenue, Empathie oscille entre drame et humour. La force de la série réside aussi dans le traitement réservé par Florence Longpré à ses personnages. L’acteur Benoît Brière interprète un des patients dont s’occupe Suzanne. Selon lui, cette empathie dont fait preuve la série vis-à-vis des patients invite à éviter les jugements à l’emporte-pièce. Empathie a été couronnée du Prix du public lors de la dernière édition du Festival Séries Mania, qui se déroule chaque année à Lille, en France. Après la projection des deux premiers épisodes, la salle s’est levée et a ovationné pendant de longues minutes l’équipe de la série présente sur place. Dès le début, Benoît Brière a senti le potentiel de cette série. Et cette impression s’est confirmée sur le plateau de tournage. Direction des acteurs, montage, musique, direction photo… Les deux premiers épisodes d’Empathie sont diffusés sur Crave. Les six autres épisodes seront mis en ligne par la suite, à raison d’un épisode par semaine. Un balado en cinq épisodes d'une durée de 45 minutes chacun sera également lancé le 19 mai sur YouTube, Spotify et Apple Podcasts. Avec les informations de Nabi-Alexandre ChartierPour moi, c’est important de creuser ce sujet, car on ne l’a pas beaucoup fait en fiction et car le cliché de la camisole de force, d’un endroit très sombre et glauque – le "chez les fous" – est encore un peu présent
, explique Florence Longpré, qui a elle-même souffert de dépression et de problèmes d’anxiété par le passé.
Il y a des histoires de crimes, des démêlés avec la justice, mais il y a aussi beaucoup d’humanité dans ce show
, ajoute-t-elle, précisant avoir voulu présenter de façon lumineuse l’hôpital psychiatrique où se déroule la série.C’est un personnage très complexe, qui sort à peine d’une dépression majeure, souligne Florence Longpré. À travers la série, on va la voir faire des babysteps [petits pas], au compte-gouttes.
Dans cet univers un peu chaotique, ils ont en commun d’avoir des blessures de vie, de guerre, qui les rendent peut-être plus sensibles et qui les unissent
, souligne le comédien français.Rire et pleurer, comme dans la vie
Florence est comme ça dans sa vie, dit Josée Deschênes, qui joue dans la série. Comme ça se passe dans un milieu psychiatrique, ce serait lourd s’il n’y avait pas des éclairs de lumière et de rires.
Tout est amené avec tellement de finesse, d’intelligence et d’humanité. C’est pas enfoncé dans la gorge du téléspectateur
, ajoute celle qui dit être tombée en amour
avec Florence Longpré lorsqu’elle a joué avec elle dans Audrey est revenue.Qu’ils soient bons ou méchants, elle les aime toujours d’une certaine façon, qui fait que, nous [spectateurs], on les aime
, résume Josée Deschênes.Si on savait d’emblée ce que ces gens ont fait, peut-être qu’on jugerait très rapidement, dit-il. On nous présente la vulnérabilité d’une personne, sa souffrance, et on apprend petit à petit ce qui s’est passé.
Quand les gens sont empathiques les uns avec les autres, ça ouvre une porte vers la guérison, je l’espère, et à une accalmie, à une tendresse qui fait du bien.
Acclamée au Festival Séries Mania
J’ai eu la chance, dans la vie, d’en lire des scénarios [...]. Quand j’ai lu [celui d’Empathie], j’ai fait : "oh-là-là". J’ai dit à ma blonde : "Je crois qu’on tient quelque chose".
On a vu, et ce n’est pas toujours le cas, que l’énergie était déployée à la bonne place
, poursuit-il.Tout le monde était sur son X. J’ai l’impression d’avoir participé à quelque chose d’assez grandiose.
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