Jonathan Sirois prêt à braver la tempête
Jonathan Sirois est fébrile à l’idée de fouler enfin la pelouse du Stade Saputo, samedi, pour le tout premier match à domicile du CF Montréal en 2025, contre le Charlotte FC. Après un début de saison mouvementé, le gardien québécois est prêt à faire face aux éléments… et aux défis qui s’annoncent. La neige tombée cette semaine dans la métropole a surpris même les plus aguerris. Initialement prévue au Centre Nutrilait, la séance d’entraînement de mercredi a été déplacée au Complexe sportif Marie-Victorin en raison des conditions météo. Une autre turbulence dans une saison déjà bien agitée. Avec sept matchs consécutifs sur la route, cinq défaites et deux matchs nuls, le Bleu-blanc-noir se retrouve au bas du classement de la MLS. Comme si ce n’était pas suffisant, l’équipe a aussi dû encaisser le départ de l’entraîneur-chef Laurent Courtois, remplacé par Marco Donadel, son 11e entraîneur en 13 saisons. Marco Donadel en point de presse Photo : Radio-Canada Sports / Simon Lemieux Pour Jonathan Sirois, qui en est à sa troisième saison dans la métropole, ce n’est pas la première tempête. Il croit que le changement derrière le banc a déjà eu un effet positif. L’arrivée de Marco Donadel a vraiment dynamisé le groupe. Défensivement, on est plus agressifs, plus impliqués. Il affiche des statistiques respectables malgré les secousses : 12 buts accordés en 7 matchs et un taux d’arrêt de 71,4 %. Cela le place au 4e rang de la ligue pour les tirs cadrés stoppés. Malgré tout ce qui s’est passé sur le terrain, j’ai gardé la tête froide. Mon rôle, c’est de garder l’équipe dans le match, même lorsqu’on tire de l’arrière. À plusieurs reprises, j’ai réussi de gros arrêts. Je veux envoyer un message clair : "Je suis là pour eux." Jonathan Sirois bloque un tir d'Alonso Martinez, du NYCFC. Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes Déjà fort de 75 matchs en MLS à seulement 23 ans, Sirois aborde les rencontres avec plus de calme et de confiance. Un leadership précieux dans un vestiaire sous pression, surtout avec une attaque en panne : seulement quatre buts marqués en sept rencontres et une dernière place au classement de l'Est, avec deux petits points. Jonathan Sirois ne lit pas les commentaires du public, mais il n’est pas dupe. Il sait que la critique est acerbe à Montréal. Il compare d’ailleurs la situation du CF Montréal à celle du Canadien de Montréal, qui, malgré un départ chancelant, pourrait finalement se qualifier pour les éliminatoires. La saison est longue, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. On commence notre campagne à domicile après sept matchs à l’extérieur. Il va falloir être solides à la maison, récolter des points pour se rattraper. Le CFM espère enfin voir le ciel s’éclaircir face au Charlotte FC. Des percées de soleil sont d’ailleurs prévues avec un maximum de 11 °C. Il reste maintenant à l’équipe de faire lever la température avec une performance qui réchauffera ses partisans.J’ai très hâte! J’attends ce moment depuis notre élimination en séries l’an dernier. Jouer à domicile, au Stade Saputo, c’est quelque chose de spécial
, dit-il.Ça a complètement bousillé nos plans de préparation, mais on s’adapte. Ça fait partie de la vie montréalaise
, a lancé Sirois, sourire en coin.
On ne va pas se le cacher, c’est un début de saison difficile, collectivement, reconnaît-il. Mais on a grandi depuis le premier match. Les résultats ne sont peut-être pas encore là, mais on avance dans la bonne direction.

Oui, la pression est immense sur la défense, admet-il. Mais sortir un ou deux gros arrêts, comme à Chicago ou à D.C., ça peut tout changer. Après, je reste réaliste : je ne peux pas faire des miracles à chaque match.
Après la pluie, le beau temps?
Ici, tout le monde est exigeant, et les fans ont raison d’en vouloir plus
, mentionne-t-il.
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